Depuis plusieurs jours, les Landes se mobilisent intensément pour lutter contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Plus de 25 000 bovins ont déjà été vacciné, illustrant l’engagement des éleveurs et des vétérinaires dans cette campagne de vaccination d’urgence.
À Dax, la lutte contre la DNC : 25 000 bovins vaccinés et des efforts constants
La vaccination s’est intensifiée dans le département des Landes, où près de 75,1 % du cheptel bovin a d’ores et déjà été vacciné. Philippe Nollen, directeur de la Direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP) des Landes, a souligné que des vaccinations ont eu lieu tous les jours, même durant les fêtes de fin d’année. « Nous prévoyons de continuer cette mobilisation sans relâche, même le jour de l’An », a-t-il affirmé. La collaboration de nombreux vétérinaires des Landes et des Pyrénées-Atlantiques a été essentielle pour atteindre cet objectif.
Les éleveurs, ainsi que le personnel de l’État, se sont également engagés sans compter dans ce processus. Selon les informations publiées, il n’y a eu qu’un incident isolé, avec un éleveur blessé par un de ses animaux. En dépit de cet événement, le bilan général est jugé « plutôt positif » par les autorités départementales.
Une vaccination totale envisagée dans les premiers jours de janvier
L’ objectif fixé est d’achever la vaccination de l’ensemble des bovins dans les dix premiers jours de janvier. Philippe Nollen a confirmé qu’il n’y a pas de problème d’approvisionnement en vaccins, et d’autres doses ont déjà été commandées. Cette anticipation vise à préparer la naissance de nouveaux veaux et à intégrer de nouveaux animaux sur le territoire. Actuellement, aucune suspicion de DNC n’a été détectée parmi les élevages landais, une situation saluée par le directeur comme étant rassurante, témoignant de l’efficacité de la stratégie du cordon sanitaire adoptée.
Effets secondaires surveillés : une situation sous contrôle
Malgré la bonne progression de la vaccination, des premiers effets secondaires ont été signalés parmi les animaux. Ces effets, qui peuvent être liés à la maladie, sont suivis de près par des vétérinaires. « Nous traitons chacun de ces cas de manière rigoureuse », a expliqué M. Nollen. Les contrôles sur les transports d’animaux ont également été renforcés, et aucune non-conformité n’a été notifiée jusqu’à présent.
L’ensemble des acteurs engagés dans cette campagne a fait preuve d’une grande responsabilité, ce qui permet d’entrevoir une situation sanitaire sous contrôle. « La mobilisation de tous les intervenants a été exceptionnelle, et cela mérite d’être souligné », a conclu Philippe Nollen.
Soutien financier pour les éleveurs
Conscient de l’impact économique que cette crise peut avoir sur les exploitations, l’État a prévu un soutien financier spécifique de 59 000 euros pour les éleveurs impactés dans les Landes. Cette enveloppe vise à indemniser rapidement les exploitations situées dans des zones réglementées ou de vaccination.
Ainsi, la solidarité entre les acteurs de l’élevage et le soutien de l’État sont cruciaux pour aider le secteur à traverser cette période délicate. Pour plus de détails sur les initiatives mises en œuvre dans les Landes, vous pouvez consulter l’article complet sur Sud Ouest.
Face à cette mobilisation collective, les Landes espèrent rapidement voir la fin de cette crise sanitaire et retrouver la sérénité sur leur territoire.
