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Maladie fatale chez des chiens de chasse en Lot-et-Garonne : un appel à la prudence lancé aux chasseurs

Par - 26 Jan 2026, 13:46

La maladie d’Aujeszky a récemment refait surface en Lot-et-Garonne, suscitant une onde de choc parmi les chasseurs de la région. Ce virus, bien que peu connu du grand public, représente une menace sérieuse pour les chiens de chasse. Deux animaux ont été touchés lors d’une battue aux sangliers à Colayrac-Saint-Cirq, provoquant une forte inquiétude parmi les propriétaires de meutes.

À Colayrac-Saint-Cirq, la maladie d’Aujeszky inquiète les chasseurs du Lot-et-Garonne

Les faits rapportés sont alarmants. Après deux saisons sans cas enregistré, la maladie d’Aujeszky a été confirmée dans une meute de chiens de chasse. L’un des chiens a succombé dès le lendemain de l’exposition, tandis que le second a lutté contre l’infection pendant deux semaines avant de décéder. La rapidité de ces décès souligne la gravité de cette maladie, qui est systématiquement fatale pour les chiens infectés, mais ne représente pas de danger pour l’homme.

Cette infection, bien que sévère, ne provoque pas de symptômes visibles chez les sangliers, qui demeurent les principaux réservoirs du virus. C’est pourquoi il est crucial pour les chasseurs de prendre des précautions afin de protéger la santé de leurs compagnons à quatre pattes. La vaccination des chiens avec un vaccin destiné aux porcins, approuvée en 2022, pourrait offrir une protection partielle, mais comme le soulignent les experts, rien n’assure une immunité totale.

Prévention et vigilance : des mesures à respecter

Face à cette menace, la Fédération nationale des chasseurs (FNC) rappelle l’importance de rester vigilant. Les chercheurs continuent d’étudier l’efficacité du vaccin porcin, mais plusieurs années pourraient être nécessaires pour des conclusions définitives. En attendant, des actions concrètes sont recommandées pour prévenir contagions et infections.

Les autorités conseillent d’éviter à tout prix que les chiens ne mordent les sangliers pendant les battues, ainsi que de nettoyer soigneusement tout matériel qui aurait été en contact avec ces animaux. En outre, la distribution de viande ou de viscères de sanglier aux chiens constituerait une faute à bannir. Si des comportements anormaux ou des symptômes inquiétants apparaissent chez un chien, il est impératif de contacter un vétérinaire rapidement.

Une situation sous contrôle en Lot-et-Garonne

Il est légitime pour les chasseurs de ressentir de l’inquiétude face à ces récents événements. Néanmoins, il convient de relativiser. Actuellement, la prévalence de la maladie d’Aujeszky dans le département est très faible, à seulement 0,05 pour mille. Cette évaluation devrait rassurer les propriétaires de chiens, même si la propagation d’informations parfois alarmantes sur les réseaux sociaux a tendance à exacerber les craintes.

Pour plus d’informations, consultez l’article complet sur La Dépêche.

Dans ce contexte préoccupant, la prévention reste le mot d’ordre. Les chasseurs sont invités à faire preuve de prudence et à adopter des comportements responsables. La sauvegarde de leurs compagnons canins en dépend, et chaque geste compte pour éviter de nouvelles contaminations.