À LA UNE DU 11 AVR 2026

Gard : Un rapport révèle qu’un projet de 100 millions d’euros aggravera la pollution dans le département.

Par - 12 Fév 2026, 07:54

Un projet ambitieux de réouverture de la ligne TER, reliant le Teil à Nîmes, suscite des inquiétudes au sein du Gard. L’Autorité environnementale a émis un avis peu favorable, soulignant des impacts environnementaux potentiellement plus néfastes que bénéfiques pour la région. Dans un contexte où la réduction de l’empreinte carbone est primordiale, ce constat questionne la viabilité d’un tel projet.

À Nîmes, le projet de réouverture de la ligne TER : des enjeux environnementaux préoccupants

Alors que l’idée de relancer la ligne de TER reliant le Teil à Nîmes fait l’objet de discussions depuis plusieurs mois, les positions se durcissent. Selon l’Autorité environnementale, la réouverture de cette ligne de train, qui dessert plusieurs communes du Gard, pourrait entraîner une augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Ce bilan a été établi suite à l’examen des prévisions de fréquentation qui, selon les projections, seraient jugées insuffisantes pour compenser la pollution générée.

Une fréquentation insuffisante : un risque écologique en perspective

D’après le rapport, seul un habitant sur quatre se détournerait de sa voiture pour emprunter le train. La majorité des futurs usagers opteraient plutôt pour un changement de mode de transport, en passant par exemple du bus au train. Cette dynamique soulève des préoccupations concernant le retour sur investissement écologique d’une telle initiative. Comme l’exprime l’Autorité environnementale, « ce bilan n’est pas satisfaisant pour une opération de développement de l’offre de transports en commun », soulignant ainsi les défis à relever pour rendre ce projet véritablement bénéfique en matière de durabilité.

770 usagers par jour projetés : vers un avenir incertain

Si la réouverture des gares du Teil, Villeneuve et Roquemaure est prévue entrant dans un délai de deux à trois ans, les projections estiment environ 281 000 voyageurs par an, ce qui se traduit par environ 770 passagers par jour. Pour les experts, ce chiffre est loin de garantir la viabilité économique et écologique de cette ligne. Les appels à réévaluer l’accès aux gares pour favoriser l’utilisation du TER sont lancés. La nécessité d’améliorer la desserte par bus, à vélo ou en voiture est d’une importance cruciale pour espérer attirer un plus grand nombre d’usagers.

Une enquête publique est actuellement en cours pour permettre aux citoyens de s’exprimer sur ce projet, qui pourrait avoir des répercussions profondes sur le territoire. Les avis recueillis pourraient influencer le devenir de ce projet, dont le coût d’aménagement évalue à plus de 100 millions d’euros.

Le débat est ouvert, et les différentes parties prenantes ont jusqu’au 24 février pour soumettre leurs remarques via la plateforme dédiée à l’enquête publique.

Pour plus d’informations sur ce sujet, vous pouvez consulter les détails publiés ici.