Il y a des métiers qui touchent directement au cœur de notre société, comme celui d’assistant familial. Dans le Tarn, cette profession essentielle fait face à des défis croissants. La pénurie de vocations menace la qualité de l’accueil des enfants placés, comme le montrent les récits d’Hayette Coiffard et Jérôme Reynes, deux assistants familiaux investis.
À Albi, la pénurie d’assistants familiaux suscite des inquiétudes pour l’accueil d’enfants
Les témoignages d’Hayette Coiffard et Jérôme Reynes
Hayette Coiffard, résidente du Pont-de-l’Arn, excelle dans son rôle d’assistante familiale depuis plus de vingt ans. « Je ne suis pas si jeune que ça, » confie-t-elle avec un sourire, « mais j’ai à cœur de transmettre. » Sa passion pour ce métier la pousse à rendre compte de son quotidien et de la réalité des familles qu’elle accueille. De son côté, Jérôme Reynes, qui habite Lautrec et a embrassé cette carrière il y a deux ans et demi après une expérience militaire, souligne l’importance de la patience et des ressources nécessaires, comme une grande voiture pour transporter les enfants dont ils ont la charge.
Tous deux se sont réunis à Albi le 2 avril pour faire connaître leur métier un peu plus en marge des difficultés rencontrées. Loin d’être une simple vocation, le rôle d’assistant familial exige des compétences précises et un engagement constant. En effet, d’après les éléments communiqués par Anne Fernandez, coordinatrice en charge de l’accompagnement des assistants familiaux, le nombre de départs à la retraite a augmenté, mettant en péril la continuité de l’accueil familial.
Une profession en mutation face à des défis croissants
La situation est préoccupante. Anne Fernandez souligne que, lorsqu’elle a pris ses fonctions en 2021, le nombre de départs issus de l’ancien réseau se limitait à un ou deux par an. Aujourd’hui, ce chiffre a bondi à quatre, cinq, voire six départs par an. Si le Tarn a jusqu’ici réussi à maintenir le nombre d’assistants familiaux autour de 278, il est urgent de stimuler de nouvelles vocations pour garantir l’accueil des enfants placés, qui sont de plus en plus nombreux dans le département.
Cette évolution démographique, couplée à un manque d’attractivité pour le métier d’assistant familial, pousse les responsables à redoubler d’efforts pour attirer de nouveaux candidats. Diverses initiatives et campagnes de sensibilisation sont en cours pour présenter ce métier sous un jour favorable, insistant sur les bénéfices de l’accompagnement familial.
Un appel à la solidarité et à l’engagement
Les dévouements d’Hayette et Jérôme témoignent d’une réalité souvent méconnue. L’accueil familial est une mission qui va bien au-delà d’un simple emploi : c’est un engagement personnel et émotionnel. Une part de la communauté tarnaise se mobilise déjà pour soutenir ce besoin croissant. Il est essentiel que d’autres se joignent à cet élan de solidarité.
Les conséquences d’une pénurie d’assistants familiaux ne se limitent pas uniquement aux enfants placés, mais touchent également l’ensemble de la communauté. Une prise de conscience collective est donc nécessaire pour faire valoir l’importance de ces professionnels et leur rôle fondamental dans la protection de l’enfance. Pour les intéressés, se renseigner sur les formations et les conditions d’accès à ce métier peut être le premier pas vers une carrière enrichissante.
Pour en savoir plus sur cette problématique, consultez l’article complet sur le Tarn Libre.