À Alès, la feria 2026 se prépare sous le signe de l’unité
Feria 2026 à Alès : le Prolé, bastion de la résistance face à l’extrême droite
En cette année 2026, la feria d’Alès s’annonce sous des auspices particuliers pour le Prolé, emblème du communisme cévenol. Un an après l’agression tristement célèbre qu’avait subie cet établissement, les membres de la section locale du Parti Communiste Français (PCF) affichent une détermination renouvelée. La ville se prépare à accueillir les festaïres du 13 au 17 mai prochain, mêlant festivités et vigilance pour créer une ambiance festive tout en restant sur ses gardes.
Retour sur l’agression de 2025 : une nuit d’angoisse
La nuit du 30 au 31 mai 2025 reste gravée dans les mémoires. Lors de la feria, le Prolé a été le théâtre d’une agression préméditée par le groupuscule d’extrême droite, le Bloc Montpelliérain. Une vingtaine de personnes ont été blessées, rappelant la nécessité de rester vigilant face à la montée des tensions. Giovanni Di Francesco, secrétaire de la section locale, insiste sur l’importance de faire de cette feria un moment de joie : « Nous ne céderons pas à la peur, la fête est notre meilleure arme. » D’après les informations publiées, les organisateurs espèrent une surveillance accrue sans avoir fait de demandes policières formelles pour l’événement.
Des festivités pour tous : un mélange de culture et de solidarité
Les bénévoles se mobilisent pour faire de ces journées un succès. Cécile Alphon-Layre, qui représente les victimes de l’agression, affirme que tout est mis en œuvre pour que cet événement soit plus joyeux que jamais. « On prépare de nombreux mojitos et une paella emblématique », explique-t-elle. Le Prolé, qui s’affiche comme un lieu de rassemblement ouvert à tous, continue de porter des valeurs d’inclusivité et de lutte. Même si l’absentéisme d’élus de gauche au conseil municipal reste préoccupant, cela n’entame en rien la volonté de diffuser des messages de solidarité.
Un lieu chargé d’histoire : le Prolé au service de la communauté
Depuis trois décennies, le Prolé constitue un pilier tant sur le plan militant que festif. Chaque année, il attire une foule nombreuse, renforçant ainsi le lien social dans ce quartier d’Alès. Giovanni Di Francesco rappelle l’itinéraire : « La première bodega du PCF, c’était une table avec 15 litres de mojito. Aujourd’hui, c’est une véritable institution. » Ces événements ne représentent pas seulement un moment de convivialité, mais sont aussi essentiels financièrement pour le maintien des activités du parti, comme les actions communautaires et les soutiens aux causes locales.
Alors que la pression politique et sociale se renforce, les communistes alésiens affirment leur volonté de faire face. « Vous voulez nous casser la g***** ? Eh bien, nous allons encore plus faire la fête, » déclare Cécile Alphon-Layre. La mobilisation républicaine fait écho à un moment de solidarité après l’agression, illustrant la résistance du Prolé et la force de la communauté alésienne.
La feria 2026 ne sera pas seulement une célébration des traditions locales, mais également une manifestation de la résilience et de l’humanité face aux défis du moment. Les alésiens se préparent à accueillir cette fête avec l’esprit de lutte intact, faisant de chaque mojito un symbole d’espoir et de détermination.
Pour plus de détails sur cet événement majeur pour Alès, consultez les éléments communiqués par Objectif Gard.