À LA UNE DU 2 JUIN 2026

Le maire de Berriac, face à des accusations de viols et d’agressions sexuelles sur mineures, sollicite sa libération.

Par Hugo Clement - 5 Mai 2026, 23:09

Michel Soulès, maire de Berriac, fait face à des accusations graves qui secouent la commune et la région. Ce mardi 5 mai, il s’est présenté devant la cour d’appel de Montpellier dans l’espoir d’obtenir sa remise en liberté, après avoir été incarcéré pour des faits de viols et d’agressions sexuelles sur mineures.

Affaire Michel Soulès : le maire de Berriac contesté par des accusations de viols

Le maire de Berriac, village situé à proximité de Carcassonne, se retrouve sous le feu des projecteurs judiciaires. Après une détention depuis le 24 avril, Michel Soulès a clamé son innocence et demandé sa libération face à la cour d’appel. Selon les informations publiées par L’Indépendant, l’élu, qui a été réélu avec plus de 80 % des suffrages, appelle à sa défense en évoquant un « cauchemar » personnel et professionnel.

Un parcours et une image ternis par l’affaire

Michel Soulès, âgé de 64 ans, a toujours été très actif dans la vie municipale de Berriac. En tant que membre de la communauté gitane, il est le seul maire en France à appartenir à cette culture. Pourtant, les accusations portées contre lui, émanant de deux jeunes femmes proches de son entourage familial, mettent en péril sa réputation. L’une des plaignantes a affirmé qu’il lui aurait imposé des attouchements pendant qu’elle dormait, tandis qu’une autre évoque des agressions survenues durant son adolescence. Ces témoignages ont été considérés par l’avocat général comme des « indices graves et concordants », ce qui a motivé le maintien en détention de l’élu.

Un soutien judiciaire et familial en jeu

Devant le tribunal, Michel Soulès a exprimé son désir ardent d’être disculpé et de retrouver rapidement sa position au sein de la commune. Son avocat, Me Victor Font, a plaidé en faveur de son client, arguant d’un conflit familial qui pourrait avoir conduit à cette instrumentalisation de la justice. Cette défense repose également sur le statut de Michel Soulès en tant que figure respectée de la commune. Les détails des accusations, qui remontent à des années, rendent la situation encore plus complexe.

Le maire et son équipe espèrent un retour à la normalité, mais la décision de la cour d’appel, attendue ce jeudi 7 mai, pourrait influencer non seulement l’avenir personnel de Michel Soulès, mais aussi l’avenir politique de Berriac. Dans une commune où la confiance envers les élus est cruciale, le dénouement de cette affaire est observé par l’ensemble des habitants et des responsables politiques locaux.

La situation à Berriac est révélatrice des enjeux de la justice et de la politique au niveau local. Le maire, qui a su s’imposer par son engagement au fil des années, doit désormais faire face à une tempête dont l’issue reste incertaine. Les prochains jours seront cruciaux pour lui et pour le paysage politique de cette petite commune proche de Carcassonne.