À Narbonne, la passion de la coiffure perdure depuis plus de quarante ans grâce à Jocelyne Clariana, une figure emblématique du salon de coiffure à domicile. À presque 77 ans, elle continue de chouchouter ses clientes, devenues des amies, dans un cadre empreint de nostalgie et de chaleur humaine.
À Narbonne, Jocelyne Clariana : la plus ancienne coiffeuse continue de régaler ses clientes
Dans le quartier paisible de Saint-Jean Saint-Pierre, Jocelyne Clariana a ouvert son salon de coiffure à domicile en 1979, marquant ainsi le début d’une carrière exceptionnelle. Non seulement elle est reconnue comme l’une des figures emblématiques de la coiffure à Narbonne, mais elle a également su bâtir des liens étroits avec sa clientèle, qui lui témoigne une fidélité sans faille.
L’histoire d’une passion : un parcours atypique
Originaire de St-Flour dans le Cantal, Jocelyne a déménagé à Narbonne en 1971, où elle a initialement cherché un emploi grâce à une annonce parue dans L’Indépendant. Après avoir commencé sa carrière au sein d’un salon local, elle a rapidement su se faire un nom. Son amour pour les coiffures complexes et créatives se distingue, notamment dans son expertise des chignons. Elle a ouvert son propre salon pour concilier vie professionnelle et familiale, permettant ainsi à Jocelyne de transposer sa passion en un cadre intime et convivial.
À la fin des années 1970, elle a finalement décidé d’aménager un salon chez elle, un choix pragmatique qui lui a permis de garder un équilibre entre sa carrière et sa vie de mère. « C’était l’année de mes 30 ans, j’ai conçu un bébé, je me suis mariée et j’ai ouvert mon salon, tout en une seule année, » se remémore-t-elle.
Un lien spécial avec ses clientes fidèles
Aujourd’hui, malgré le fait qu’elle ne travaille plus pour des raisons financières, Jocelyne continue d’accueillir ses fidèles clientes chaque semaine. Certaines d’entre elles viennent même de localités voisines, comme Saint-Marcel et Marcorignan, renforçant ainsi ce réseau d’amitié et de confiance qu’elle a su construire au fil des ans. « Je coiffe pour le plaisir comme au premier jour, » affirme-t-elle, témoignant de son dévouement inébranlable à son métier.
Avec une approche personnalisée et des services sur mesure, elle a su conserver une clientèle âgée, dont certaines ont plus de 90 ans. Ces rencontres hebdomadaires sont autant une routine pour ses clientes qu’un rendez-vous amical, un espace où les souvenirs se mêlent aux nouvelles.
Dans cet univers intime, Jocelyne ne prend plus de nouvelles clientes, privilégiant la qualité des relations qu’elle a établies. « C’est mon loisir, » déclare-t-elle, insistant sur le fait qu’elle ne cherche pas à se lancer dans des ambitions commerciales.
Jocelyne pourrait avoir emprunté d’autres chemins, tels que celui d’un poste prestigieux chez L’Oréal à Paris, mais elle exprime une satisfaction immense envers sa carrière narbonnaise. Elle se projette dans le futur avec humour : « La suite ? C’est de finir ici, se faire incinérer et disposer une petite poignée de cendres à l’entrée du salon. Comme ça, je serais toujours un peu là. » Cette phrase évoque son attachement profond à son métier et à son lieu de vie.
Pour découvrir le parcours de cette coiffeuse hors du commun, je vous invite à lire davantage sur les détails de son histoire ici.
Jocelyne Clariana continue d’être une figure significative de la ville de Narbonne, illustrant non seulement la passion pour son art, mais aussi l’importance des relations humaines dans le secteur de la coiffure. Sa longévité dans ce métier unique rappelle à tous que la passion et l’engagement peuvent traverser le temps.