Huit étudiantes en orthophonie venues de Lyon ont récemment mis le cap sur la Lozère. Leur mission : sensibiliser et éduquer sur les troubles du langage et de la communication, dans une région souvent qualifiée de « désert médical ». Cette initiative, portée par l’association solidaire Terre d’Ortho, souligne l’importance de la découverte et de l’échange, particulièrement dans les territoires ruraux.
La Lozère, un désert médical
La Lozère, et plus particulièrement ses communes comme Mende et Saint-Chély-d’Apcher, fait face à un grave manque de professionnels de santé. Selon Tipie, « la Lozère est l’un des plus grands déserts médicaux de France ». Dans ce contexte, les étudiantes ont choisi d’intervenir dans l’école Jeanne-d’Arc de Langogne pour diffuser leurs connaissances.
Lors de leur visite, elles ont animé des ateliers auprès des élèves, en commençant par les plus jeunes de la classe maternelle. Grâce à des activités ludiques telles que des comptines signées, les enfants ont eu l’opportunité de s’initier à la Langue des signes française (LSF). Charline, l’une des intervenantes, a expliqué que « l’idée était d’initier les enfants à la communication gestuelle de manière ludique ».
L’après-midi, des élèves de CE1 ont participé à des ateliers axés sur le langage et la communication. Les étudiantes ont utilisé des jeux comme le Memory pour travailler sur l’attention et les associations. Margot et Marion ont partagé que cette approche interactive a été très bien accueillie par les élèves.
Un temps d’échange
La journée s’est également déroulée en présence des parents d’élèves, offrant un espace d’échange fructueux sur les préoccupations liées à l’orthophonie. Les jeunes femmes, en première et deuxième années d’études, ont pu répondre à des questions concernant les troubles de l’apprentissage. Alice et Lanaé ont souligné que « nous abordons tout ce qui touche à la communication et à l’oralité, mais aussi les liens possibles avec d’autres suivis comme la psychologie ou la psychiatrie ».
Ces échanges ont mis en lumière le rôle essentiel des orthophonistes dans le suivi des enfants. Nour, une des étudiantes, a précisé que le lien créé avec les patients est fondamental : « Cela touche directement à la communication humaine ». Une approche bienveillante qui favorise non seulement l’épanouissement des élèves, mais aussi celui des parents et de l’équipe éducative.
Un apport pour favoriser la prise en charge des élèves
L’engagement associatif des étudiantes va au-delà d’une simple mission d’intervention. D’après les éléments communiqués par Marine, l’une des étudiantes, « nous avons sollicité plusieurs territoires touchés par la désertification médicale. La Lozère est celui qui nous a répondu le plus favorablement ». L’accueil chaleureux réservé par les établissements scolaires, comme l’école Jeanne-d’Arc de Langogne, a joué un rôle crucial dans la réussite de leur projet.
Hervé Masson, chef d’établissement et enseignant spécialisé, a souligné l’importance de cette initiative : « notre projet accorde une place importante à la prise en charge de tous les élèves. Cet apport nous a semblé pertinent et enrichissant, aussi bien pour les élèves, leurs parents et l’équipe éducative ».
La visite des étudiantes en Lozère illustre à quel point la mobilisation des futurs orthophonistes peutnisse aux enjeux de santé publique dans ce territoire. Ces échanges, basés sur la sensibilisation et la communication, sont une véritable bouffée d’air frais pour une région qui en a cruellement besoin.
Pour plus de détails sur cette initiative, vous pouvez consulter l’article complet ici.