À LA UNE DU 3 JUIN 2026

Un minuscule village de l’Ariège compte seulement 11 habitants et recèle une histoire fascinante.

Par Hugo Clement - 3 Juin 2026, 15:25

Lercoul : Découvrez la commune la moins peuplée d’Ariège et son histoire fascinante

Lercoul : la commune la moins peuplée d’Ariège et son histoire passionnante

À 1 150 mètres d’altitude, enchâssée au-dessus de la vallée de Siguer, Lercoul se présente comme la commune la moins peuplée de l’Ariège, avec seulement onze habitants permanents. Malgré sa petite taille, ce village recèle une riche histoire, témoin des époques passées depuis l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui.

Lercoul : une histoire ancrée depuis la Révolution

Lercoul n’a pas toujours été reconnue en tant que commune. Avant 1793, ce hameau faisait partie de la paroisse de Siguer. C’est la Révolution française qui lui a conféré le statut de commune. Depuis lors, Lercoul a tenu bon, malgré le départ de nombreux habitants. La vitalité de ce village est soutenue par ses infrastructures : la mairie, le monument aux morts, une fontaine et une église sont encore présents, témoignant de l’attachement des quelques résidents à leur patrimoine.

Un fait intéressant : Lercoul, bien que presque déserté, continue de porter son histoire avec fierté, préservant ainsi l’identité de cette commune oubliée.

Une époque florissante : Lercoul au XIXe siècle

Pour saisir l’essence de Lercoul, il est crucial de se tourner vers son passé. En 1836, le village atteignait son apogée avec 329 habitants. À l’époque, l’exploitation des mines de fer à proximité était une source de vitalité pour la commune, attirant les mineurs et les carriers. Ces mines, notamment celle de Rancié, étaient parmi les plus importantes des Pyrénées françaises et ont alimenté des forges sur plusieurs siècles.

À l’époque, Lercoul était animé par l’agriculture de subsistance et un commerce actif transitant par le port de Siguer. Cette diversité économique a permis de maintenir une dynamique locale.

Un déclin inéluctable et un renouveau discret

Le déclin de Lercoul est survenu à la fin du XIXe siècle, à mesure que les ressources minières s’épuisait et que des rivalités avec d’autres régions minérales se faisaient sentir. La fermeture définitive de la mine de Rancié en 1929 a marqué le début d’un exode massif des habitants vers les villes. En un siècle, Lercoul est passée de plusieurs centaines de résidents à à peine cinq en 1975.

Malgré ce passé difficile, Lercoul semble retrouver une lueur d’espoir. La population connaît une légère hausse grâce à l’arrivée de retraités et de nouveaux habitants en quête de tranquillité. Actuellement, le village compte environ une quinzaine de personnes, avec seulement onze habitants permanents. La commune s’est également ouverte à l’élevage, en permettant à un agriculteur de louer ses montagnes pour son troupeau.

Un territoire vivant entre nature et histoire

En dépit de sa petite population, Lercoul n’est pas un village totalement abandonné. Il constitue un point de départ idéal pour les randonneurs, notamment grâce à la présence du GR10, qui offre des panoramas stupéfiants sur la vallée. Par ailleurs, les anciennes mines sont accessibles lors des Journées européennes du patrimoine, avec des visites pédagogiques permettant de redécouvrir ce passé minier.

Les ruelles de Lercoul, avec leur charme ancien et leurs bâtisses en pierre, sont un véritable voyage dans le temps. À proximité d’Andorre, ce village offre un cadre exceptionnel et calme, un véritable bout du monde où l’histoire et la nature cohabitent.

Pour mieux comprendre le parcours fascinant de Lercoul, selon les informations publiées par le Journal Toulousain, ce village continue d’exister, porté par la passion de quelques habitants déterminés à préserver leur patrimoine.