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Dans l’HĂ©rault, la majoritĂ© attribue les tensions budgĂ©taires au retrait de l’État

Par - 18 Fév 2025, 09:03

Le conseil dĂ©partemental de l’HĂ©rault a rĂ©cemment tenu son dĂ©bat d’orientation budgĂ©taire pour 2025, rĂ©vĂ©lant un contexte dĂ©favorable marquĂ© par la rĂ©duction des subventions, notamment dans le secteur de la culture. La majoritĂ© souligne que ces difficultĂ©s budgĂ©taires sont principalement dues au dĂ©sengagement de l’État, ce qui alimente les inquiĂ©tudes parmi les Ă©lus et la population locale.

Une gestion critiquée mais assumée

KlĂ©ber Mesquida, prĂ©sident du conseil dĂ©partemental, a Ă©tĂ© au centre des critiques concernant les coupes dans les subventions culturelles. Lors de la session, il a affirmĂ© : « Il y a eu, peut-ĂŞtre, une transparence trop forte. Je l’assume, je n’aime pas travailler en catimini. » Face aux interrogations sur sa gestion, il a insistĂ© sur le fait que les dĂ©cisions prises ne sont pas le rĂ©sultat d’une mauvaise administration, mais plutĂ´t d’une situation imposĂ©e par des contraintes extĂ©rieures.

Les impacts de la baisse des subventions

Les choix budgĂ©taires entraĂ®nent des consĂ©quences significatives pour divers secteurs. KlĂ©ber Mesquida a reconnu l’inquiĂ©tude provoquĂ©e par ces coupes et a soulignĂ© l’importance de soutenir les associations sportives et les employĂ©s du bâtiment. En dĂ©pit des tensions actuelles, plusieurs intercommunalitĂ©s ont proposĂ© de poursuivre les conventions avec le DĂ©partement, illustrant ainsi un esprit de solidaritĂ© dans cette pĂ©riode complexe.

Une situation financière tendue

Le bilan financier pour 2025 s’annonce particulièrement inquiĂ©tant avec une rĂ©duction des recettes de fonctionnement s’élevant Ă  64,20 M€, due en partie aux restrictions imposĂ©es par la Loi de finances. En parallèle, une hausse des dĂ©penses liĂ©es au Revenu de SolidaritĂ© Active (RSA) de 18 millions d’euros est prĂ©vue. La nĂ©cessitĂ© de recourir Ă  l’emprunt pour Ă©quilibre budgĂ©taire soulève Ă©galement des prĂ©occupations.

Une rĂ©ponse Ă  l’urgence budgĂ©taire

Pour compenser ces pertes, le conseil a dĂ©cidĂ© de relever le taux des droits de mutation de 4,5 % Ă  5 %, ce qui devrait gĂ©nĂ©rer environ 6,40 M€ de recettes supplĂ©mentaires. MalgrĂ© cette mesure, les prĂ©visions restent sombres. KlĂ©ber Mesquida a alertĂ© sur les implications de cette situation, affirmant : « Si nous sommes dans cette situation, c’est une question de dĂ©fausse de l’État dans le financement des collectivitĂ©s. »

Les perspectives et l’opinion publique

Alors que les dĂ©bats se poursuivent, certains Ă©lus de l’opposition voient d’un bon Ĺ“il les Ă©conomies rĂ©alisĂ©es, mais les craintes sur la qualitĂ© des services rendus Ă  la population persistent. Les Ă©lus se prĂ©parent Ă  une visite de la Chambre rĂ©gionale des comptes, qui pourrait remettre en question des actions qualifiĂ©es de non obligatoires. Le conseil dĂ©partemental se trouve Ă  un tournant crucial, avec un budget Ă  voter en mars prochain.

Pour en savoir plus sur ces développements, consultez les analyses supplémentaires sur Hérault Tribune, Midi Libre et France 3.