À LA UNE DU 11 AVR 2026

« Préserver notre territoire : les enjeux financiers du Lot-et-Garonne en ligne de mire »

Par - 11 Jan 2026, 20:46

Dans un contexte budgétaire tendu, le département du Lot-et-Garonne prépare un budget pour 2026 qui entend résister aux pressions économiques tout en protégeant son territoire. La discussion est particulièrement axée sur la gestion des finances et le soutien aux plus vulnérables, notamment dans le secteur de l’enfance.

Budget 2026 à Lot-et-Garonne : 69 millions d’investissements pour le territoire

La session budgétaire prévue pour le 23 janvier prochain se prépare avec des enjeux cruciaux pour le Lot-et-Garonne. Bien que l’opposition n’ait pas ouvertement contesté les chiffres, des voix se font entendre. Pierre Chollet, représentant du groupe 100 % Lot-et-Garonne, a noté dans des commentaires acerbes que des améliorations auraient pu être apportées. Il salue néanmoins les efforts de la majorité pour maîtriser les dépenses de fonctionnement et d’investissement.

La réalité économique, renforcée par des exigences gouvernementales, impose des choix difficiles. Le département prévoit d’investir 69 millions d’euros en 2026, un chiffre en recul par rapport aux prévisions initiales, qui étaient supérieures à 80 millions. Ces allocations sont vues comme une démarche nécessaire pour « résister et protéger le territoire », comme l’indique Christian Dézalos, vice-président chargé des finances.

Objectifs financiers et épargne : un équilibre à atteindre

Les priorités financières affichées par la majorité semblent bien définies. Dézalos insiste sur un taux d’épargne brute accru, un fonds de roulement stable, et une gestion de la dette rigoureuse. Les pressions de l’État, avec des économies significatives imposées, obligent le département à être plus stratégique. L’éventualité d’obtenir un soutien du fonds de sauvegarde des départements pourrait offrir une bouffée d’air frais aux finances publiques locales.

Le défi est de maintenir un équilibre entre rigueur budgétaire et protection des services essentiels. La situation reste précaire, mais l’administration se montre confiante. Des mesures d’économies doivent être mises en place tout en veillant à ne pas compromettre les missions de service public.

L’enfance en danger : des préoccupations croissantes

Parallèlement à ces problématiques économiques, l’opposition soulève des questions importantes concernant l’aide sociale à l’enfance (ASE), un domaine où 2 500 enfants sont déjà pris en charge par le département. Arnaud Devilliers, membre de l’opposition, a exprimé des inquiétudes croissantes, notamment sur l’augmentation de la prostitution de mineurs. Un débat sur ce sujet est prévu pour février, avec l’idée d’une commission spéciale pour aborder cette crise.

Devilliers propose d’améliorer les conditions de travail des assistants sociaux, dont les salaires sont jugés insuffisants pour attirer de nouveaux talents dans un secteur de plus en plus sous pression. Un débat d’orientation budgétaire permettrait de faire entendre ces préoccupations auprès de la majorité, ouvrant la voie à d’éventuelles réformes.

Pour plus de détails, on peut se référer à l’article publié par Sud Ouest.

En conclusion, le budget 2026 du Lot-et-Garonne représente un tournant. Les axes d’investissement et la gestion des priorités sociales seront d’une importance cruciale pour assurer un avenir serein à ses habitants. L’équilibre entre rigueur budgétaire et soutien aux plus vulnérables reste à définir, et les débats à venir pourraient finir par façonner les réponses adaptées aux défis du territoire.