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Une jeune pâtissière de Bagnols tire sa révérence : regrets d’une aventure entrepreneuriale interrompue

Par - 25 Jan 2026, 14:11

Bagnols-sur-Cèze : la fermeture de « Douceur divine » soulève des questions sur l’accompagnement des nouveaux commerçants

La pâtisserie « Douceur divine » de Celya Bertelle, ouverte en août 2025, n’a pas survécu aux aléas économiques de Bagnols-sur-Cèze. En janvier 2026, la jeune pâtissière a pris la difficile décision de fermer son entreprise après seulement quelques mois d’activité. Ce départ soulève des interrogations sur le soutien aux nouveaux commerces, un sujet crucial pour le dynamisme économique de cette ville du Gard.

Pourquoi la fermeture de « Douceur divine » impacte les commerces de Bagnols-sur-Cèze

La décision de Celya Bertelle est révélatrice des défis auxquels sont confrontés les jeunes entrepreneurs dans des zones comme Bagnols-sur-Cèze. Après l’ouverture de sa pâtisserie rue de la République, l’enthousiasme initial a rapidement cédé la place à des réalités financières difficiles. En effet, la jeune artisanne a rencontré des difficultés dès les premiers mois, exacerbé par une fréquentation insuffisante de la rue où se situe son commerce.

Celya Bertelle a rapidement dû pivoter, réduisant sa gamme de produits en se concentrant sur les cookies, et ne proposant des gâteaux qu’à la commande. Malgré ses efforts pour garder son activité à flot, la situation est devenue insoutenable. La demande d’aide à la mairie pour soulager son loyer a été refusée. Une décision qui interpelle les acteurs économiques locaux sur la nécessité d’un soutien plus adapté pour les métiers de bouche et les nouveaux commerçants.

Les défis économiques pour les nouveaux commerçants à Bagnols-sur-Cèze

L’expérience de Celya dans le monde de la pâtisserie, bien qu’elle soit brève, met en lumière la complexité du paysage commercial à Bagnols-sur-Cèze. Entre l’absence de clients durant la basse saison et les loyers parfois prohibitifs, les jeunes entrepreneurs sont confrontés à une réalité financière parfois impitoyable. Comme l’a déclaré la pâtissière : « sans cette aide, c’était impossible, c’était trop compliqué en hors saison. J’ai préféré arrêter avant d’être dans la galère. »

Le dispositif d’aide au loyer s’applique à des commerces spécifiques, excluant les métiers de bouche, comme précisé par la municipalité. L’absence d’un soutien financier adapté pourrait entraîner un affaiblissement du tissu commercial en centre-ville, déjà affecté par des fermetures successives.

Des souvenirs positifs malgré la fermeture

Bien que sa pâtisserie ait fermé ses portes, Celya Bertelle repart avec des souvenirs chaleureux. Elle a noué des liens avec ses clients, dont certains se sont montrés très fidèles. « Je suis un peu triste d’arrêter, car les gens étaient contents de recevoir mes pâtisseries pour certains événements. Mais ça s’est terminé en bons termes avec eux », confie-t-elle. Ces témoignages rappellent l’importance du lien humain dans le commerce local, qui ne se mesure pas uniquement en termes de chiffres d’affaires.

Bien que Celya prenne une pause dans le secteur de la pâtisserie, elle ne ferme pas la porte à un éventuel retour. « Quand la pâtisserie me manquera, je reviendrai, mais il n’y a pas d’urgence », précise-t-elle.

La fermeture de « Douceur divine » à Bagnols-sur-Cèze souligne donc une réalité complexe pour les nouveaux commerçants, appelant à une réflexion collective sur la façon de soutenir au mieux l’entrepreneuriat local. Pour en savoir plus sur les enjeux liés à l’accompagnement des commerces, vous pouvez lire l’analyse complète dans cet article d’après les éléments communiqués sur Midi Libre.