À LA UNE DU 11 AVR 2026

À proximité de Nîmes, Tom, 24 ans, se mobilise pour préserver la supérette de sa commune.

Par - 28 Jan 2026, 17:41

Saint-Gervasy : Tom, 24 ans, se bat pour sauver la supérette de son village

À Saint-Gervasy, petite commune du Gard située à proximité de Nîmes, Tom, un dynamique jeune homme de 24 ans, tient la supérette Vival, unique commerce alimentaire du village. Alors que son activité florissait en début d’année 2025, une fermeture inattendue a fragilisé sa situation.

À Saint-Gervasy, l’unique supérette se bat pour sa survie après la fermeture du bureau de tabac

L’histoire de Tom est celle d’un combat pour la pérennité d’un commerce vital pour la communauté. Arrivé en 2024 à Saint-Gervasy avec sa mère Caroline, co-gérante, et sa grand-mère, il ne se doutait pas que le chemin serait parsemé d’embûches. Tout avait bien commencé, avec un chiffre d’affaires en forte hausse jusqu’en juillet 2025. Cependant, la fermeture du bureau de tabac voisin en novembre a fait chuter le flux de clients, entraînant une perte de 6 à 7 000 euros de chiffre d’affaires en un an.

Tom raconte avec lucidité : « De janvier à juillet, ça s’est super bien passé. Puis, tout a basculé. » À travers ce témoignage, on perçoit une profonde empathie pour la clientèle. Malgré ses difficultés, Tom ne nourrit aucune rancœur face à la décision du gérant du bureau de tabac. En homme de cœur, il reste concentré sur l’avenir de son commerce.

Un commerce resilient : stratégies de diversification pour survivre

Pour surmonter cette crise, Tom a su faire preuve d’innovation. Il a décidé d’intégrer une rôtisserie à son magasin, transformant Vival en véritable centre de vie. De plus, il propose des services variés tels que le relais colis, qui attire une clientèle importante avec jusqu’à 130 colis traités par jour lors des pics. Cette diversification est essentielle alors que le village compte sur son unique supérette pour s’approvisionner.

Le jeune entrepreneur a également développé un espace convivial à l’extérieur du magasin, permettant d’offrir café et petite restauration. « Ça met un peu de vie. Quand les clients viennent, ils n’achètent pas juste des produits, ils viennent aussi pour discuter. Ça crée un vrai lien social », témoigne-t-il avec enthousiasme. Cette initiative permet de maintenir une ambiance chaleureuse et de préserver le tissu social du village.

L’avenir incertain : entre espoir et résilience

Malgré son engagement, Tom est conscient des défis qui se dressent devant lui. « Il y a la possibilité de fermer d’ici six mois », confie-t-il, un regard déterminé malgré l’incertitude. Avec sa mère, il espère un retournement de situation si le bureau de tabac trouve un repreneur. « Je ne vais pas abandonner comme ça », assure-t-il. Pour lui, la supérette Vival représente bien plus qu’un simple commerce : c’est un pilier pour de nombreux habitants.

Dans cette perspective, Tom ne se trouve pas seul. Les gestes solidaires de la communauté, les visites régulières des clients fidèles, et la volonté affichée de certaines parties prenantes de relancer des activités locales lui donnent une lueur d’espoir. « Je n’ai pas envie de laisser tomber les gens », conclut-il avec ferveur.

Ainsi, à Saint-Gervasy, l’histoire de Tom et de sa supérette est avant tout un récit de résilience et d’engagement envers un territoire. Ce petit commerce, au-delà de sa fonction économique, est un véritable espace de convivialité et de vie.

Pour en savoir plus sur la situation de Tom et de la supérette de Saint-Gervasy, vous pouvez consulter l’article complet ici.