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FDO 81 : s’engager pour un avenir durable dès maintenant

Par - 29 Jan 2026, 09:39

La filière ovine du Tarn se mobilise pour l’avenir

Élevage ovin : l’évolution positive et les défis à surmonter dans le Tarn

La filière ovine dans le Tarn fait face à des défis majeurs, mais les acteurs du secteur affichent une détermination renouvelée pour garantir un avenir durable. Le mardi 20 janvier, une assemblée générale s’est tenue à Vénès, réunissant une cinquantaine d’éleveurs. À cette occasion, les co-présidents de la fédération départementale ovine, Emile Fabriès et Jérôme Redoulès, ont présenté un bilan des activités de l’année passée et des perspectives encourageantes bien que nuancées.

Stabilité et renouveau : les espoirs des éleveurs du Tarn

Au cours des dix dernières années, le Tarn a enregistré une diminution de 17 % du nombre d’éleveurs et des effectifs ovins. Toutefois, les dernières années ont vu une stabilisation des chiffres, grâce à un subtil équilibre entre départs à la retraite et installations de jeunes agriculteurs. D’après les éléments communiqués par Enzo Pontello, responsable installation chez Jeunes Agriculteurs 81, 2024 sera une année charnière avec 9 nouvelles installations en ovins lait et 7 en ovins viande. Les projections pour 2025 semblent même optimistes, ces chiffres étant appelés à progresser.

Cette dynamique favorable est en partie due au projet Ov’Installe 81 lancé par la fédération tarnaise, qui vise principalement à promouvoir le métier d’éleveur et à faciliter la reprise d’exploitations. “Il faut espérer que cela dure maintenant,” a affirmé Jérôme Redoulès, insistant sur l’importance d’accompagner ces jeunes dans leur démarche.

La problématique de la prédation : un défi pour l’élevage ovin

Malgré cette dynamique encourageante, la présence du loup dans le Tarn reste une préoccupation majeure pour les éleveurs. Des zones comme le Caroux et la Montagne Noire enregistrent des attaques croissantes sur les troupeaux. En 2025, 30 constats de dommage ont éténotés, dont 15 ont été qualifiés de “loup non écarté”. La récente attaque à Montredon-Labessonnié a rappelé aux éleveurs l’urgence de déclarer toute attaque pour une meilleure gestion de la situation.

Les élus, lors de l’assemblée, ont souligné l’importance de cette déclaration afin d’enrichir les données statistiques sur la prédation, ce qui pourrait influencer les décisions à venir concernant les zonages de protection. En complément des mesures de protection existantes, la préfecture permet aux éleveurs d’effectuer des demandes de tirs de défense simple. Actuellement, 16 arrêtés sont en cours de validité, mais la fédération s’inquiète de la polémique entourant les prélèvements du loup, plaidant pour une meilleure corrélation avec la pression de la prédation sur le terrain.

Un départ marquant et la continuité des actions

L’assemblée générale a également marqué un tournant avec le départ d’Anne-Julie Métivier, salariée de la Maison de l’élevage et figure emblématique de la fédération. Grâce à son engagement pendant plus de 15 ans, elle a grandement contribué à l’évolution du secteur. Son successeur, Arnaud Tranier, sera chargé de poursuivre les projets en cours, intégrant plus particulièrement les enjeux de la filière ovine.

En 2026, les sélections pour les cercles de soutien aux éleveurs se poursuivront. De nouvelles mesures, notamment en matière de financements pour les installations de protection des troupeaux, ont été mises en place, avec des demandes de subvention ouvertes jusqu’au 31 juillet. Des communes, comme Sorèze, ont été récemment classées en cercle 1, donnant aux éleveurs davantage d’opportunités pour sécuriser leurs activités.

Pour approfondir ces enjeux cruciaux et suivre l’évolution de la filière ovine dans le Tarn, consultez les détails sur le site de la fédération des éleveurs tarnais ici.