À LA UNE DU 11 AVR 2026

L’entreprise prend la parole pour clarifier son projet industriel et répondre aux critiques.

Par - 20 Fév 2026, 12:20

À Millau, Cyclamen s’engage dans le recyclage des métaux non ferreux tout en suscitant des débats.

Cyclamen à Millau : un projet industriel de recyclage qui divise l’opinion

Dans le cadre d’une démarche ambitieuse de recyclage, l’entreprise Cyclamen, spécialisée dans le tri et la valorisation des métaux non ferreux, a choisi d’implanter son nouveau site à Millau, dans le parc d’activités Millau Viaduc 2. Ce projet, doté d’un investissement conséquent de 25 millions d’euros, vise à transformer les déchets en nouvelles matières premières tout en s’inscrivant dans une dynamique de protection de l’environnement. Cependant, des craintes et des oppositions se manifestent déjà parmi la population locale.

Un investissement tourné vers l’écologie et l’innovation à Millau

Le choix de Millau ne serait pas anodin. Située en bordure d’autoroute, cette nouvelle implantation répond à un souci d’optimisation logistique et environnementale. Le site sera équipé de panneaux photovoltaïques et d’un aménagement paysager respectueux de l’écosystème local. L’objectif affiché de Cyclamen est de tirer parti des enseignements de son précédent site en Moselle pour concevoir un projet industriel performant sur le plan écologique.

D’après les informations publiées, le site de Millau permettra à Cyclamen de créer autour de 60 emplois, en plus de participer activement à la lutte contre le changement climatique. En effet, en évitant l’extraction de nouveaux métaux, Cyclamen espère réduire les émissions de CO2 tout en libérant de la pression sur les ressources naturelles.

La controverse : préoccupations des riverains et oppositions

Depuis l’annonce de l’implantation de Cyclamen, une association d’opposants au projet a vu le jour. Celle-ci soulève plusieurs inquiétudes quant aux impacts environnementaux que pourrait engendrer l’activité de l’industriel. Selon leurs dires, la complexité et la rareté des informations communiquées contribuent à la méfiance des riverains. Ils dénoncent également ce qu’ils considèrent comme une désinformation à l’encontre du projet.

En réponse à ces inquiétudes, Cyclamen a exprimé son ouverture au dialogue, se proposant de recevoir les opposants pour des visites de son site en Moselle. Malheureusement, ces invitations ont été refusées, ce qui alimente encore plus la polémique.

La position de Cyclamen et l’issue juridique

Le 4 février dernier, le tribunal administratif de Toulouse a tranché en faveur de Cyclamen en rejetant la demande de suspension d’exploitation du futur site, considérant que les préoccupations évoquées ne constituaient pas une urgence. Cette décision a été interprétée comme un soutien à la solidité du projet, justifiant ainsi le respect des normes appliquées aux installations classées pour la protection de l’environnement.

Dans un souci de transparence, Cyclamen souhaite renforcer son dialogue avec les citoyens et s’engage à financer une borne de mesure de la qualité de l’air ATMO autour de son site. Ainsi, elle espère apaiser les tensions et démontrer son engagement en faveur de l’environnement.

Pour plus d’informations sur ce projet et ses enjeux, vous pouvez consulter l’article détaillé du média local Millavois.com.

En définitive, alors que Cyclamen s’apprête à entrer dans une nouvelle phase de son développement à Millau, le projet soulève des questions cruciales sur l’acceptabilité sociale des initiatives industrielles dans un contexte de plus en plus sensible à la protection de l’environnement. Le défi sera de concilier innovation industrielle et écoute des préoccupations locales pour avancer vers un avenir plus durable.