À Agen, la lutte pour la défense des classes scolaires s’intensifie. Les parents d’élèves et les enseignants se mobilisent face à des suppressions de postes qui menacent l’avenir éducatif dans le département. Ce mouvement s’inscrit dans un contexte national mais prend une ampleur locale, avec des conséquences significatives pour les collégiens.
À Agen, la mobilisation des parents d’élèves pour sauver les classes scolaires
La situation éducative à Agen est préoccupante. Les familles, les enseignants et les élèves sont de plus en plus inquiets face à la fermeture annoncée de plusieurs classes dans les établissements scolaires. Lors d’une manifestation récente, les parents ont exprimé leur soutien indéfectible aux enseignants, dénonçant des décisions qu’ils jugent destructrices pour l’éducation des enfants. “En deux ans, on perd deux classes. D’ici cinq ans, à ce rythme, le collège va fermer », a déclaré un parent préoccupé par l’avenir de son enfant.
Une action symbolique pour sensibiliser l’opinion publique
Le 12 mars dernier, une action symbolique a eu lieu devant le collège Daniel-Castaing. Les parents, soutenus par des enseignants déterminés, ont bloqué l’entrée de l’établissement en formant une chaîne humaine. Seule une trentaine d’élèves étaient présents, sur les plus de 300 habituellement inscrits. « Pour nous, c’est une réussite. Mais si l’on n’est pas entendu, on se mobilisera à nouveau », a ajouté un représentant des parents. Leur inquiétude s’ancre dans des chiffres alarmants : un surpeuplement dans les classes et un manque de ressources pour encadrer les élèves en zones REP (Réseau d’éducation prioritaire).
Un problème d’envergure départementale
Cette mobilisation n’est pas isolée. Plusieurs établissements du département, comme le collège Paul-Froment, partagent ce combat. À Port-Sainte-Marie, les enseignants s’inquiètent également de la perte imminente d’une classe, rendant la situation dans les futures classes de troisième encore plus préoccupante. Les parents et les enseignants signalent une distribution inéquitable des ressources par le Directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen), arguant que le département supporte une part disproportionnée de pertes de postes dans le second degré. “Nous supportons 23 % des pertes de postes alors que notre département ne représente que 7 % des élèves de l’Académie,” se sont indignés certains enseignants.
Les manifestations se sont donc multipliées, montrant une forte volonté de la part de la communauté éducative et des familles. Les enseignants estiment que cette situation pourrait nuire non seulement à la qualité de l’enseignement, mais aussi à l’équilibre et au bien-être des élèves.
Pour plus de détails sur cette mobilisation, consultez l’article original sur Sud Ouest.
Les parents d’élèves d’Agen, unis dans cette lutte, espèrent sensibiliser l’opinion publique et les décideurs afin de préserver les classes dans leurs établissements. La pérennité de l’éducation de leurs enfants en dépend.