La mobilisation grandit à Cahors, où près de 300 personnes, représentant enseignants, parents d’élèves et lycéens, se sont réunies pour exprimer leur désaccord face aux coupes budgétaires et à la carte scolaire, qui impactent l’Éducation Nationale dans le Lot. Cette manifestation, tenue le 31 mars 2026, a comme objectif de faire entendre les revendications d’un secteur éducatif déjà sous tension.
À Cahors, la carte scolaire dans le Lot : 32 postes menacés pour la rentrée 2026
La situation de l’éducation dans le Lot est alarmante, avec 32 suppressions de postes prévues pour la rentrée prochaine, dont 19 dans le second degré et 13 dans le premier degré. Ces mesures s’inscrivent dans un contexte national de réduction des effectifs, où 4 000 postes sont appelés à disparaître. Des syndicats tels que Sud Éducation, CFDT Éducation, FSU et CGT Éduc’action, ainsi que la Fédération des Conseils de Parents d’Élèves (FCPE), sont en première ligne pour défendre le droit à une éducation de qualité.
Les conséquences de ces fermetures de classes touchent directement plusieurs établissements dans le département. Les écoles de Duravel, Castelfranc, Crayssac, Saint-Paul-Flaugnac, et bien d’autres sont sur la liste des établissements concernés. Les enseignants, les parents et les élèves s’inquiètent des effets que ces réductions auront sur la qualité de l’éducation, insistant sur la nécessité de maintenir un nombre suffisant d’enseignants pour assurer un bon suivi des élèves.
Une mobilisation forte pour faire entendre les revendications
Avec une ambiance musicale orchestrée par des jeunes présents sur la place François Mitterrand, la manifestation s’est également transformée en un appel vibrant à la solidarité. Les participants ont uni leurs voix pour dénoncer les fermetures de classes, considérées comme des mesures injustes et inadéquates face à une baisse démographique qui pourrait, selon les syndicats, être un levier pour améliorer le ratio élèves-enseignants.
Céline Sompayrac, co-secrétaire départementale de la FSU-SNUipp, a souligné que ces fermetures ne sont pas seulement une question de chiffres, mais impactent directement le milieu scolaire. « La baisse démographique n’est pas terminée, et il y aura d’autres fermetures l’an prochain », a-t-elle averti. La crainte d’une poursuite des suppressions de classes alimente le mécontentement de la communauté éducative et des familles.
Les conséquences sur l’éducation dans le Lot : un appel à l’unité
Les syndicats exhortent à un dialogue constructif, plaidant pour que la baisse démographique soit perçue comme une occasion d’améliorer la situation plutôt qu’un prétexte pour justifier des fermetures. Ils souhaitent que les décisions qui seront prises lors du prochain Conseil départemental de l’Éducation Nationale (CDEN), qui se tiendra le 13 avril prochain, tiennent compte des véritables besoins éducatifs des élèves.
D’ailleurs, une nouvelle manifestation est prévue pour le 1er avril devant la préfecture de Cahors, rassemblant les représentants de toutes les communes affectées par ces changements. La mobilisation continue donc, soulignant l’importance de la concertation entre les autorités éducatives et les acteurs de terrain.
Pour en savoir plus sur la mobilisation à Cahors, vous pouvez consulter les détails ici.