À LA UNE DU 11 AVR 2026

Après 18 ans d’attente, la cour d’assises prononce la peine de prison contre l’accusé

Par - 11 Avr 2026, 09:04

Le tribunal de Nîmes a rendu son verdict après un procès marquant concernant François G., accusé du viol de sa belle-sœur sur une période de trois ans, entre 2003 et 2006. Le jugement, prononcé 18 ans après les faits, a conduit à une condamnation sévère de neuf ans de prison ferme.

À Nîmes, un verdict fort pour un procès d’inceste 18 ans après les faits

La condamnation de François G. par la cour d’assises du Gard souligne l’importance de la justice dans des affaires aussi délicates que celles d’agression sexuelle au sein de la famille. Cette affaire, largement médiatisée, met en lumière le parcours tragique de la victime, qui a trouvé la force de dénoncer des actes traumatisants qui ont marqué son adolescence.

Des souvenirs douloureux qui refont surface

Face à la cour, la victime a partagé son calvaire durant son adolescence, lorsqu’elle vivait chez François G. et sa compagne. « Il disait que personne ne me croirait », a-t-elle déclaré, évoquant les menaces subies pendant ces années sombres. Les témoignages à la barre ont révélé la manipulation psychologique à laquelle elle a été soumise : le prévenu lui aurait intimé de garder le silence sous la menace d’être renvoyée au foyer.

Cette situation a entraîné un silence de plusieurs années, où la jeune fille a essayé de faire face seule à cette horreur. Ce n’est qu’en 2011, après plusieurs années de souffrance et de réflexion, qu’elle a pris la décision courageuse de porter plainte.

Une défense contestée et des accusations réciproques

Au cours du procès, les arguments du prévenu, qui se présente comme un homme influent dans la vie de la victime, ont été vivement contestés. François G. a non seulement nié les accusations, mais a également tenté de discréditer la victime en suggérant qu’elle mentait. Des chemins de défense tentant d’orienter la cour vers une vision manichéenne de la situation ont insuffisamment convaincu.

L’avocat de la partie civile, Maître Hugo Ferri, a mis en avant la lutte de sa cliente qui, au-delà de se battre pour obtenir justice, se trouve contrainte de se défendre contre des attaques sur sa crédibilité. « Elle n’est pas seulement une victime, elle doit prouver son honnêteté face aux mensonges », a-t-il affirmé.

Une décision qui fait date

Le verdict final, prononcé après plus de deux heures de délibération, a vu François G. reconnu coupable des faits qui lui étaient reprochés. La cour a ainsi souligné l’importance de la parole des victimes dans les affaires d’inceste, même si les preuves matérielles faisaient défaut, tout en reconnaissant la difficulté des affaires anciennes où les témoignages sont souvent les seules preuves concluantes.

À la suite de la lecture du jugement, François G. a été placé en拘留 immédiate, un évènement qui souligne la gravité des peines inscrites pour ce type de délit. Pour la victime, bien que ce verdict ne répare pas complètement les blessures d’un passé douloureux, il représente néanmoins une forme de reconnaissance de sa souffrance.

Pour en savoir plus sur cette affaire, vous pouvez consulter les détails publiés par Objectif Gard.