À LA UNE DU 11 FéV 2026

Un moment marquant au lycée Emmanuel d’Alzon

Par Hugo Clément - 2 Fév 2026, 15:28

À Nîmes, les élèves du lycée Emmanuel d’Alzon participent à un projet mémoriel captivant, visant à approfondir la connaissance de la déportation durant la Seconde Guerre mondiale. Ce programme, coordonné par des enseignants impliqués, met en lumière l’importance de la transmission de la mémoire historique pour former des citoyens éclairés et engagés.

À Nîmes, le lycée Emmanuel d’Alzon renforce la mémoire de la déportation pour sensibiliser les jeunes

Des rencontres enrichissantes avec la Fondation pour la mémoire de la déportation du Gard

Dans le cadre de leur projet « Mémoire », les élèves de Nîmes ont eu l’opportunité de dialoguer directement avec des témoins et des représentants de la Fondation pour la mémoire de la déportation du Gard. Ces échanges ont permis aux élèves d’explorer des thématiques souvent considérées comme abstraites, en les connectant à des récits personnels et à des faits historiques. Ces moments d’échanges sont essentiels pour rendre l’histoire vivante et tangible, au-delà des textes scolaires.

La rencontre avait pour but d’inciter les élèves à poser des questions et à s’immerger dans des récits de vie qui dévoilent la réalité humaine et morale de cette période tragique. Les discussions ont été ponctuées par des témoignages poignants, permettant aux jeunes de prendre conscience des souffrances passées et des choix courageux de ceux qui ont résisté.

Une cérémonie de commémoration marquante

À la suite de ces échanges, les élèves ont également participé à une cérémonie de commémoration organisée par Jean-Paul Boré, président de la Fondation. Cet événement a renforcé le sentiment d’appartenance et de responsabilité des jeunes envers l’histoire. La participation des élèves à cette cérémonie leur a permis non seulement de rendre hommage aux victimes, mais également de s’engager dans une réflexion critique sur les valeurs de liberté et de tolérance.

Emmanuelle Ledroit, enseignante et coordinatrice du projet, a souligné l’importance de cette démarche éducative. Elle a déclaré : « Ce projet est essentiel. Il leur permet de comprendre que l’Histoire n’est pas abstraite… Nous avons une responsabilité immense, celle de transmettre tant que cela est encore possible. » Ces mots témoignent du poids que revêt cette initiative pour la formation des futures générations.

Le rôle des témoins dans la transmission de la mémoire

La valeur des témoignages est indéniable dans cette démarche. Emmanuelle Ledroit remercie d’ailleurs chaleureusement les historiens et les représentants d’associations mémorielles qui s’engagent aux côtés des élèves. D’autres personnalités, comme Ginette Kolinka, une rescapée des camps de la mort, ont également eu l’occasion de partager leurs expériences avec les lycéens lors de visites précédentes. Ces moments forts, gravés dans les mémoires, soulignent l’urgence et l’importance de transmettre ces leçons d’histoire tant que les témoins sont encore vivants.

La coordinatrice rappelle que « sans eux, ce travail ne serait pas possible. Leur parole est précieuse, irremplaçable. » Ce partage intergénérationnel est crucial pour éveiller les consciences des jeunes, les incitant à réfléchir sur leur propre rôle dans la société actuelle.

La ville de Nîmes, à travers de telles initiatives, se positionne en véritable actrice de la mémoire collective, démontrant ainsi son engagement envers des valeurs essentielles tels que le respect et la tolérance.

Pour en savoir plus sur cette initiative enrichissante, n’hésitez pas à consulter les informations publiées par Objectif Gard.