L’Unité de valorisation énergétique (UVE) de Nîmes a récemment effectué un bond en avant dans sa capacité de production d’énergie, rendant la ville encore plus résiliente face aux défis énergétiques actuels. Ce développement, porté par le partenariat entre Veolia et le Sitom Sud Gard, marque un tournant dans la valorisation des déchets locaux en électricité et en chaleur.
Production d’électricité renforcée à Nîmes : Un bond de 45 % grâce à l’UVE
L’UVE de Nîmes, opérationnelle depuis 2004 et gérant annuellement 114 500 tonnes de déchets, a connu une modernisation significative avec l’introduction d’un nouveau groupe turbo-alternateur, récemment inauguré. Cette avancée permettra une augmentation de 45 % de la production d’électricité, atteignant désormais 63 GWh par an. Pour mettre cela en perspective, cela équivaut à la consommation d’énergie annuelle de 25 000 habitants. Cela constitue une avancée majeure dans la stratégie locale de valorisation énergétique, comme l’a souligné Alexandre Guyon, directeur des unités industrielles chez Veolia en France.
D’après les éléments communiqués par Veolia, cette montée en production doit également être considérée dans un contexte plus large. La préoccupation croissante autour de la transition énergétique et des circuits courts fait de cette réinvention une réponse pertinente aux défis environnementaux.
Chauffage urbain : Nîmes agrandit son réseau de chaleur
La modernisation de l’UVE ne profite pas uniquement à la production d’électricité ; elle impacte également le secteur du chauffage urbain. La chaleur générée par l’incinération des déchets augmentera de près de 60 %, atteignant 80 GWh par an. Cette nouvelle capacité permettra de chauffer jusqu’à 17 000 foyers, soit presque un quart des logements nîmois. Dans un contexte où les tensions sur l’approvisionnement énergétique sont croissantes, le chauffage urbain devient un pilier crucial de la résilience des collectivités.
Nîmes se positionne ainsi comme un acteur régional de premier plan dans le secteur de l’énergie, répondant aux besoins croissants de ses habitants tout en réduisant l’empreinte carbone de sa consommation énergétique.
Un partenariat innovant pour l’électricité verte à Nîmes
Un autre élément marquant de cette modernisation est la signature d’un contrat de fourniture d’électricité verte avec Llum, un fournisseur local d’électricité basé en Occitanie. Ce partenariat, qui s’inscrit dans le cadre d’un Power Purchase Agreement (PPA) d’une puissance de 4 MW sur dix ans, est le premier du genre en France pour une unité de valorisation énergétique. L’électricité produite à partir des déchets locaux sera ainsi intégrée directement aux réseaux de plusieurs collectivités et acteurs régionaux, notamment lors des pics de demande en hiver.
David Gener, fondateur de Llum, met en avant l’importance de cette initiative : « L’augmentation de 45 % de la production électrique de l’UVE de Nîmes nous permet de renforcer notre offre d’énergie verte locale auprès des acteurs d’Occitanie. » Ce type de synergie entre producteurs et fournisseurs locaux s’inscrit dans une logique de transition énergétique et d’économie circulaire, consolidant les ressources énergétiques durables pour la région.
Avec cette mise en service, Nîmes initie une dynamique positive et durable pour le territoire, favorable tant à l’environnement qu’aux habitants. Une inauguration officielle de ces installations modernisées est attendue pour juin 2026, marquant une étape clé pour les ambitions énergétiques de la ville.
Pour plus d’informations, consultez cet article sur Le Réveil du Midi.
