À LA UNE DU 2 JUIN 2026

Alès, tout comme Nîmes, fait face à un phénomène alarmant qui préoccupe la population.

Par Hugo Clement - 7 Fév 2026, 07:08

Alès, sous-préfecture du Gard, fait face à une montée inquiétante du trafic de stupéfiants, aggravée par l’arrivée de la DZ Mafia, une organisation marseillaise. Cette évolution, qui impacte la sécurité et l’image de la ville, soulève des inquiétudes parmi les habitants et les forces de l’ordre.

À Alès, la DZ Mafia : une menace croissante pour la sécurité de la ville

La situation à Alès, une commune de 46 000 habitants, devient préoccupante avec l’irruption de la DZ Mafia, qui a déjà causé des perturbations dans d’autres villes du Gard. Selon les informations publiées, cette organisation criminelle, impliquée dans le trafic de drogue, a amplifié son influence dans la région, entraînant une augmentation significative des délits. Entre 2019 et 2020, les cas de trafic ont explosé, passant de 12 à 56 incidents. La répercussion de cette montée en puissance se fait sentir : trois crimes liés au narcotrafic ont été enregistrés en 2025, une première pour la ville.

Cette pénétration de la DZ Mafia n’est pas sans conséquences sur la jeunesse locale. Des mineurs, attirés par la promesse d’argent facile, se retrouvent parfois impliqués dans des réseaux dangereux. Cette dynamique soulève des questions sur la prévention et l’accompagnement des jeunes.

Des mesures renforcées pour contrer le trafic de drogue à Alès

Face à cette situation, les autorités prennent des mesures actives. Jean-Philippe Nahon, directeur de la direction interdépartementale de la police nationale, confirme que la ville d’Alès fait face à des contraintes similaires à celles des quartiers difficiles de Nîmes. Des unités de force mobile ont été déployées pour effectuer des contrôles ciblés dans des zones sensibles, notamment le quartier du Pré Saint-Jean, connu pour son fort taux d’activité criminelle.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en janvier 2025, 44 interpellations ont été effectuées en lien avec le trafic de stupéfiants, indiquant une intensification des efforts des forces de l’ordre. Toutefois, il demeure une question cruciale : la répercussion de ces mesures sur la criminalité à long terme.

Vers une coopération renforcée pour endiguer le phénomène

La lutte contre le trafic de drogue à Alès nécessite une mobilisation collective. Les forces de l’ordre collaborent étroitement avec les acteurs locaux pour maintenir la continuité des services publics. Le préfet du Gard, Jérôme Bonnet, souligne l’importance de protéger les travailleurs de ces zones, souvent confrontés à une atmosphère de peur.

D’après les éléments communiqués, une coordination renforcée entre police et gendarmerie est en place, avec un partage d’informations crucial entre les services de Nîmes et Marseille. Cette stratégie inter-régionale vise à contrer le maillage territorial établi par la DZ Mafia. Emmanuel Casso, commandant du groupement de gendarmerie du Gard, précise que cette coopération est essentielle pour faire face à une menace qui dépasse les frontières d’une seule commune.

Alors qu’Alès se retrouve face à un phénomène inquiétant, la mobilisation des autorités et de la communauté locale est essentielle pour retrouver la sécurité tant désirée. Le chemin sera long et semé d’embûches, mais la volonté collective pourrait représenter un levier efficace contre cette montée du crime organisé.

Pour suivre l’évolution de la situation à Alès, vous pouvez consulter l’article complet sur Actu.fr.