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La population s’oppose au discours du « tout va bien »

Par Hugo Clement - 7 Fév 2026, 21:49

À Millau, forte mobilisation citoyenne contre l’usine de recyclage Cyclamen

Samedi 7 février, une foule de 180 personnes a fait entendre sa voix à Millau, manifestant son opposition au projet d’implantation de l’usine de recyclage Cyclamen sur la zone d’activités Millau Viaduc 2. Organisée par l’association Vigilance Environnement Millau, cette marche citoyenne visait à mobiliser les citoyens contre ce projet jugé préoccupant par de nombreux habitants et élus locaux.

Des citoyens engagés face à un projet controversé

Le cortège, qui a pris le départ de la place de la Capelle, réunissait des citoyens inquiets, des riverains du site et des personnalités politiques de divers horizons. Parmi les participants, on retrouvait José Bové, figure emblématique des luttes écologiques, qui n’a pas manqué de faire part de ses préoccupations concernant l’implantation de cette usine. Les manifestants s’étaient donné rendez-vous pour affirmer haut et fort que « ce projet ne doit pas être décidé sans nous ».

D’après les informations publiées, l’industriel Cyclamen, déjà actif en Moselle, a suscité des interrogations quant à son expertise et son passé. Une porte-parole de l’association a souligné les risques potentiels en évoquant des antécédents préoccupants, tels que des mises en demeure répétées et un passif environnemental lourd. Ces inquiétudes s’ajoutent à celles de l’opposition municipale, qui demande plus de transparence et de concertation dans ce dossier sensible.

Une marche vers la prise de conscience

Le parcours de la manifestation a été soigneusement choisi, avec plusieurs arrêts symboliques. Le premier devant la Communauté de communes Millau Grands Causse, où les manifestants ont exprimé leur désir de voir ce territoire protégé des risques liés à la pollution. « La qualité de vie ne se recycle pas », ont-ils martelé, appelant à une réévaluation complète du projet en cours.

Cette mobilisation se révèle d’autant plus cruciale à quelques mois des élections municipales. Les candidats, juste avant le scrutin, se retrouvent en position délicate face à un électorat de plus en plus sensible à ces questions environnementales. Christophe Saint-Pierre, l’un des candidats, a affirmé son attachement au principe de précaution, pouvant influencer les décisions à venir.

Des préoccupations partagées : l’avenir du territoire en jeu

L’ultime arrêt de la marche s’est effectué devant la sous-préfecture, où un appel résonnait fort : « Ce territoire n’est pas sacrifiable ». Les manifestants ont lancé un message clair à l’État, critiquant une alliance qu’ils perçoivent comme une menace pour la qualité de vie des habitants. Des agriculteurs locaux, ayant également pris part au rassemblement, ont rappelé la nécessité de protéger leur environnement face à un projet qui pourrait impacter leurs activités.

À Millau, la mobilisation initiée par Vigilance Environnement s’annonce comme un exemple de résilience citoyenne face aux projets industriels jugés néfastes. D’ailleurs, des manifestations futures sont déjà à l’ordre du jour, signalant que cette lutte pour la protection de l’environnement est loin d’être terminée.

Pour en savoir plus sur cette mobilisation citoyenne, consultez l’article complet ici.