L’exploitation d’une installation de tri de métaux non ferreux par la société Cyclamen à Millau continue de susciter des réactions. Le tribunal administratif de Toulouse a récemment rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral autorisant ce projet. Cette décision se fait dans un contexte de mobilisation citoyenne significative contre cette initiative.
À Millau, le tribunal retoque la suspension de l’arrêté pour l’usine Cyclamen
Mobilisation citoyenne : une réunion qui pèse dans la balance
Le 4 février 2026, le tribunal administratif de Toulouse a rendu son ordonnance, conformément à la demande de l’association Vigilance Environnement Millau et d’autres entités locales. Ces derniers prônaient la suspension de l’arrêté préfectoral daté du 12 novembre 2025. Cette décision intervient juste après une manifestation qui a vu environ 180 personnes se rassembler à Millau pour exprimer leur inquiétude face au projet d’implantation de l’usine Cyclamen. Selon les informations publiées, les opposants soulignent les impacts environnementaux potentiels d’une telle installation, redoutant des risques pour la santé publique.
Critères d’urgence : la décision du tribunal expliquée
Dans son ordonnance, le tribunal a précisé que pour qu’une décision administrative soit suspendue, il faut démontrer l’urgence ainsi qu’un doute sérieux sur sa légalité. Or, dans ce cas précis, le juge a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée. Au paragraphe 4 de l’ordonnance, il est clairement indiqué que « ni la réalité des risques allégués ni leur immédiateté ne sont établis ». En effet, il a été souligné que même si la société Cyclamen avait annoncé une capacité de broyage initialement limitée à 10 tonnes par jour, l’arrêté préfectoral en question fixe cette limite à 9,9 tonnes par jour. Par conséquent, la question de l’urgencte pour un recours semble faible.
Les prochaines étapes : contestation et suivi légal
Bien que la demande de suspension ait été rejetée, cela n’épuise pas le débat. La procédure d’annulation de l’arrêté reste ouverte et le tribunal devra statuer sur la légalité de l’arrêté préfectoral dans un avenir proche. D’après les éléments communiqués, les requérants peuvent également formuler une nouvelle demande de suspension si de nouveaux arguments juridiques apparaissent.
En parallèle, le tribunal a noté que le permis de construire pour l’usine n’avait pas encore été délivré et que le site est dans un état de friche. Même en considérant les préoccupations environnementales, le tribunal a conclu qu’aucun risque immédiat n’était engagé.
Ainsi, à Millau, la question de l’implantation de l’usine Cyclamen reste ouverte, et les citoyens, mobilisés, continuent de porter un regard vigilant sur le futur de leur environnement. L’écho de cette affaire pourrait ainsi avoir des répercussions bien au-delà des frontières de cette commune. Pour tout savoir sur cette décision, consultez l’article complet ici.