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NÎMES EN FERIA : La nouvelle affiche 2026 de Rudy Ricciotti suscite des inquiétudes.

Par Hugo Clement - 9 Fév 2026, 16:30

À Nîmes, l’affiche des Ferias 2026 par Rudy Ricciotti : une œuvre controversée et anxiogène

La ville de Nîmes se prépare déjà pour sa saison de ferias en 2026, marquée par une affiche audacieuse réalisée par l’architecte renommé Rudy Ricciotti. Présentée ce matin à l’hôtel de ville, cette œuvre suscite déjà des réactions, tant pour son esthétique que pour son message. Ce visuel, centré sur une figura iconique du taureau, interpelle et divise les opinions des Nîmois.

Une représentation artistique percutante de la figure taurine

Au cœur de l’affiche, un toro, dessiné à l’encre et surplombant un fond doré, attire immédiatement le regard. Rudy Ricciotti, qui a su s’implanter dans le paysage architectural de Nîmes grâce à des projets précédents, exprime dans cette œuvre une dualité complexe. « C’est un questionnement à minima métaphysique », confie l’architecte, évoquant un sentiment de crainte et de fascination lié à l’image du taureau.

Ricciotti, qui a grandi en Camargue, nourrit une relation particulière avec la culture taurine, mais son interprétation tend vers une vision « ultraviolente » du toro. Il souligne ainsi la « dangereux luciférien » qui sommeille derrière cette figure, une analyse qui pourrait modifier la perception de l’art et de la tradition dans la région. Ce choix esthétique a soulevé des débats sur la façon dont les abords de la fête devraient être représentés. Pour certains, cette approche remet en question les valeurs véhiculées par les ferias.

Un lien entre l’architecte et la ville de Nîmes

Le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, a martelé l’importance de cette collaboration, considérant Ricciotti comme un « personnage presque familier » de la ville. En optant pour lui, le maire met en lumière une volonté d’inscrire la culture et l’architecture de la ville dans une conversation plus large, tout en conservant ses traditions.

Rudy Ricciotti, déjà connu pour son audace dans la conception architecturale, semble ici renouveler son approche. Son œuvre ne vise pas seulement à promouvoir un événement festif, mais également à engager un dialogue critique sur les coutumes locales. « Dessiner une affiche, c’est s’afficher un peu soi-même », déclare-t-il, insinuant ainsi que son travail va bien au-delà d’un simple visuel.

Des critiques variées autour de l’affiche : l’art engageant le public

L’affiche de Ricciotti a déjà généré des réactions partagées. Certains saluent l’originalité et la provocation de l’œuvre, soulignant sa capacité à éveiller les consciences sur un sujet aussi sensible que celui de la tauromachie. D’autres, en revanche, expriment leur incompréhension face à un design jugé trop perturbant, voire « anxiogène », comme le révèle l’architecte lui-même.

« Ne soyez pas timides… Dites-le moi », invite Rudy Ricciotti, faisant preuve d’un certain humour dans une propos provocant. Sa volonté d’engager un dialogue avec le public révèle l’intention sous-jacente de son œuvre, qui ne se contente pas d’être spectrale mais qui cherche à provoquer la réflexion autour des traditions nîmoises.

La présentation de l’affiche des Ferias 2026 tombe à point nommé, alors que Nîmes continue de se positionner comme une ville d’art et de culture, tout en naviguant entre traditions et modernité. Pour ceux qui souhaitent découvrir cette œuvre et s’engager dans une réflexion sur la tauromachie, plus de détails sont disponibles ici. Nîmes s’apprête à offrir une saison de ferias qui s’annonce plus engagée que jamais.