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Municipales 2026 à Montpellier : le Printemps montpelliérain vise à « abolir le sans-abrisme » dans la métropole

Par Hugo Clement - 9 Fév 2026, 21:28

À Montpellier, les enjeux du logement d’urgence deviennent de plus en plus pressants. Suite à un tragique incendie survenu dans un centre d’hébergement, qui a causé la mort d’un homme sans domicile fixe, le candidat Jean-Louis Roumégas, à la tête de la liste Printemps montpelliérain, a présenté ce lundi de nouvelles mesures pour lutter contre le sans-abrisme. La situation pose question, alors que les propositions faites visent à transformer l’accès au logement pour les plus précaires.

À Montpellier, le Printemps montpelliérain propose 900 places d’hébergement d’urgence

Lors d’une conférence de presse tenue en ce début de semaine, Jean-Louis Roumégas et ses colistiers ont décliné une série de huit mesures destinées à renforcer l’accès au logement pour les personnes en situation précaire. Une initiative qui s’inscrit dans l’urgence, n’étant pas sans lien avec l’incendie tragique survenu au centre de l’Avitarelle. Le candidat EELV a exprimé une prise de conscience alarmante : depuis le début de l’hiver, la ville enregistre déjà quatre décès de sans-abri.

Les propositions incluent la création de 900 places d’hébergement d’urgence, parmi lesquelles trois gymnases ouverts toute l’année. Roumégas a également souligné l’importance de développer 500 logements intercalaires supplémentaires, gérés par diverses associations, en sus des dispositifs existants, pour atteindre un total de 500 logements sociaux à loyer modéré.

Une approche novatrice face à la précarité

Pour Jean-Louis Roumégas, la philosophie derrière ces mesures est d’ordre préventif : il prône un « logement d’abord » qui se distingue des actions ponctuelles habituellement mises en place. Cela implique, par exemple, la réquisition de logements vacants et des contrats de baux précaires pour davantage de souplesse dans la gestion des habitations. Anne-Rose le Van, membre de la liste, a expliqué que ces mesures visent à sortir les personnes de la précarité et à leur offrir des solutions stables.

En outre, le programme suggère la création de cinq villages d’insertion pour les résidents de bidonvilles, ainsi qu’un « pôle de la très grande précarité » au sein du centre communal d’action sociale. Cela permettrait non seulement d’aborder les questions d’hébergement, mais aussi d’intégration et d’accès aux soins pour les populations vulnérables.

Une facture de 20 millions d’euros pour l’État

La mise en œuvre de ces propositions nécessite un budget conséquent. Les responsables du Printemps montpelliérain évaluent le coût de leur plan à 30 millions d’euros, dont 20 millions devraient être supportés par l’État. « Nous nous engageons à présenter notre facture, comme d’autres collectivités l’ont déjà fait », a affirmé Roumégas. Cela représente un effort de 9 millions par an pour la ville, une somme que le candidat considère à la portée de la collectivité, soulignant que tout repose sur des choix politiques clairs.

Cette initiative, accompagnée d’audits indépendants sur la situation du logement à Montpellier, pourrait faire changer la donne pour de nombreuses personnes. Elle incarne un réel espoir face à un problème qui semble croissant et urgent.

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