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Les responsables locaux clarifient le dossier

Par Hugo Clement - 10 Fév 2026, 16:40

Cette semaine, la candidature des forteresses royales du Languedoc au Patrimoine mondial de l’Unesco a été au cœur d’un débat crucial, notamment autour du changement de nom qui a suscité des critiques. Les élus de l’Aude se sont mobilisés pour défendre cette démarche qui vise à valoriser un patrimoine riche et complexe.

À Carcassonne, la candidature des forteresses royales du Languedoc se clarifie face aux critiques

Ce lundi 9 février, les responsables de la candidature des forteresses royales du Languedoc ont tenu une conférence de presse à Carcassonne. Hélène Sandragné, présidente du conseil départemental de l’Aude, était entourée de plusieurs acteurs clés de ce projet, dont Hervé Baro, président délégué de l’Association Mission Patrimoine Mondial (AMPM). Cette rencontre visait à répondre aux « attaques injustifiées » concernant le changement de nom passé de « châteaux cathares » à « forteresses royales du Languedoc ».

Le débat autour de cette dénomination soulève des enjeux importants pour l’identité culturelle de la région. Hélène Sandragné a précisé que cette candidature ne représente pas une réécriture de l’histoire, mais un projet bénéfique pour le développement économique et touristique de l’Aude. « Nous allons faire en sorte que l’histoire complexe de ces fortifications soit clairement expliquée et interprétée », a-t-elle déclaré.

Un projet pour l’avenir du patrimoine de l’Aude

Les élus se sont réunis pour réaffirmer l’importance de la candidature. Jean-Paul Ferré, vice-président du Département de l’Ariège, et plusieurs maires de communes argentines, dont Tuchan et Puilaurens, étaient présents pour soutenir cette initiative. Hervé Baro a été particulièrement vocal sur l’idée qu’il faut « déconstruire un mythe » en ce qui concerne la dénomination. Il a rappelé qu’« il n’y a jamais eu de château cathare », une terminologie qui se serait installée au fil du temps mais qui ne correspond pas à la réalité historique.

La candidature met en avant la valeur universelle exceptionnelle de ces forteresses, datant des XIIIᵉ et XIVᵉ siècles, et situées dans un cadre naturel époustouflant. Cette initiative vise à créer un élan pour le développement touristique de la région, en attirant une clientèle désireuse de découvrir l’histoire médiévale de l’Aude.

Défense du patrimoine et de l’histoire occitane

Les élus et acteurs du projet insistent sur le fait que cette candidature ne doit pas être interprétée comme un rejet de l’histoire occitane ou une volonté d’effacer des mémoires. « Nous construisons sur le passé pour un avenir soutenu par notre riche héritage culturel », a indiqué Hélène Sandragné. De plus, le réseau des sites liés au Pays cathare, mis en place il y a près de quarante ans, reste un atout précieux dans la valorisation du patrimoine de l’Aude.

Ce projet ambitieux d’inscription au Patrimoine mondial de l’Unesco n’est pas seulement une démarche symbolique, mais un véritable moteur de développement territorial, économique et environnemental. Hélène Sandragné a également souligné que l’idée est de mobiliser toute une région autour de son patrimoine unique, générant des retombées positives pour les habitants et les entreprises locales.

Pour en savoir plus sur cette initiative, vous pouvez lire l’article complet ici.

À travers cette candidature, l’Aude affirme son désir de promouvoir une histoire riche et authentique, tout en se tournant résolument vers l’avenir.