À LA UNE DU 3 JUIN 2026

À l’approche du Ramadan, la mosquée d’Agde demeure close.

Par Hugo Clement - 12 Fév 2026, 13:10

À Agde, la mosquée toujours fermée suscite l’incompréhension

À Agde, la fermeture de la mosquée : un sujet de discorde avant le ramadan

À quelques jours du début du ramadan, prévu autour du 19 février, la mosquée d’Agde reste toujours fermée, laissant ses fidèles dans l’angoisse et l’incompréhension. Cette situation, qui perdure depuis deux ans, soulève de vives réactions au sein de la communauté locale et met en lumière des questions de sécurité, de normes et d’égalité.

Un historique tumultueux : fermeture et recours

La mosquée, un lieu de culte essentiel pour environ 250 fidèles, a été fermée pour la première fois par la mairie d’Agde en 2024, invoquant des travaux de mise aux normes jugés insuffisants et des préoccupations liées à la sécurité. Malgré une réouverture temporaire en mars 2024 suite à un recours, la mosquée a été définitivement fermée en 2025 lorsque les recours déposés par l’association Recherche et Culture, qui gère le site, ont été rejetés. L’association a ensuite interjeté appel devant le tribunal administratif de Toulouse.

Pour Hamza, militant et fidèle du lieu de culte, cette fermeture est perçue comme « injustifiée » et « discriminatoire ». Selon ses dires, des travaux ont été réalisés pour répondre aux exigences des autorités, et plusieurs contrôles, notamment de la préfecture et du comité de sécurité, auraient donné un avis favorable à la réouverture. « Nous avons tous les papiers », assure-t-il, soulignant la frustration croissante parmi les fidèles.

Zone rouge et inégalités : les discours divergent

La mairie d’Agde invoque un classement de la zone où se situe la mosquée comme un facteur déterminant de sa fermeture. Pour Hamza, cette décision semble inégale, puisqu’il souligne que d’autres établissements, comme des garages et des HLM, continuent d’accueillir du public sans sanction. Ce sentiment de traitement inégal soulève de nouvelles interrogations sur la volonté réelle de la municipalité à permettre l’existence d’un lieu de culte musulman dans la commune.

Ce climat de tension est exacerbé par des rumeurs selon lesquelles certains élus manifesteraient une opposition à l’ouverture de la mosquée. « Il y a eu des sous-entendus lors de réunions en mairie, » déclare Hamza, ses propos alimentant les craintes d’une discrimination institutionnelle envers la communauté musulmane d’Agde.

Des solutions urgentes avant le ramadan

À l’approche du mois sacré, les fidèles de la mosquée expriment le besoin d’une solution rapide. Hamza appelle à un contrôle impartial qui pourrait confirmer que tous les critères de sécurité sont respectés afin de rouvrir le lieu de culte, ou à une alternative pour la prière durant le ramadan. « Nous sommes prêts à prier chez nous si cela est nécessaire, car notre priorité est la sécurité de tous, » conclut-il.

Du côté de la municipalité, le maire Sébastien Frey a promis de s’exprimer sur cette situation au moment opportun, notamment avec les élections municipales qui approchent.

Pour plus de détails sur cette affaire, vous pouvez consulter les informations publiées ici. Les fidèles d’Agde espèrent qu’une solution sera trouvée rapidement pour répondre à leurs besoins spirituels, dans un climat de compréhension et d’équité.