À trois semaines des élections municipales, l’échéance se précise à Rodez. Le candidat Stéphane Mazars, en pleine campagne, n’hésite pas à critiquer ouvertement son prédécesseur, le maire sortant Christian Teyssèdre. Il déplore ce qu’il appelle un « déni de réalité » concernant des enjeux cruciaux pour la ville.
À Rodez, Stéphane Mazars dénonce le bilan de Christian Teyssèdre avant les élections municipales
Lors d’une conférence de presse, Stéphane Mazars a affirmé qu’il était temps de « clarifier bon nombre de choses ». Ce dernier, qui se positionne comme un candidat de changement, met en avant un programme qu’il décrit comme « dense » et « tourné vers l’avenir ». Quant à son principal adversaire, il estime que le bilan de la majorité actuelle est empreint d’une vision dépassée et peu réaliste, notamment sur des questions sensibles comme la sécurité, le commerce ou l’offre médicale.
Des critiques acerbes sur la gestion des intempéries
Le candidat a également évoqué les conséquences récentes des intempéries qui ont frappé Rodez. Avec empathie, il a souligné le sort des habitants contraints de quitter leurs logements au Faubourg, rappelant que ces personnes avaient alerté la municipalité sur les fissures du parking, mais n’avaient reçu aucune réponse. Pour lui, cette défaillance de la part de la mairie est représentative d’une politique qui semble vivre dans un monde déconnecté des réalités.
Mazars a contesté l’inaction municipale en affirmant que « les bâtiments publics prennent l’eau depuis des années », une affirmation qui résonne avec les préoccupations des habitants concernant la sécurité et l’intégrité des infrastructures.
Commerce et sécurité : la réalité sous un autre jour
Le candidat ne s’arrête pas là. Concernant la vacance commerciale en centre-ville, il expose un taux de 6 %, plaidant que la réalité est bien plus préoccupante, avec un document de juillet 2025 mentionnant un taux de 13,1 %. « Qui dit vrai ? » s’interroge-t-il. Il s’engage à mettre en place un « plan Marshall pour le commerce » s’il est élu, apportant des solutions concrètes aux inquiétudes des commerçants.
Mazars a également manifesté des doutes sur les mesures de sécurité actuelles. La présence de policiers municipaux dans les transports en commun et l’initiative de déployer 600 caméras, jugées irréalistes, ont été mises en question. « Rodez est le chef-lieu avec le moins de policiers municipaux de l’Occitanie. L’insécurité doit être prise au sérieux et rapidement », a-t-il asséné.
Un appel à repenser le système de santé et les subventions aux associations
Le sujet de l’offre médicale à Rodez n’a pas échappé aux critiques de Stéphane Mazars. Actuellement, la ville ne dispose que de 0,99 médecin pour 1 000 habitants, un chiffre qui reste nettement en-dessous des standards attendus. Pour lui, cela doit changer rapidement afin de garantir un accès adéquat aux soins pour tous.
Dans le secteur associatif, le candidat souligne que les subventions n’ont pas augmenté depuis 2008, entraînant une baisse réelle en raison de l’inflation. Cette stagnation inquiète également les acteurs associatifs de Rodez, qui se sentent abandonnés par l’administration municipale.
Cette offensive de Stéphane Mazars témoigne d’une volonté d’insuffler un nouvel élan à Rodez. À présent, il attend de voir comment le maire sortant réagira à ces accusations, notamment sur les réseaux sociaux. Ce climat électoral promet de dynamiser le débat et de redistribuer les cartes dans la course à la mairie.
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