À Villeneuve-lès-Avignon, les enjeux patrimoniaux et environnementaux montent en puissance alors que le scrutin municipal approche. L’association République Chartreuse, active depuis 1993 pour la préservation du cadre de vie local, a récemment interpellé les candidates en lice sur trois sujets jugés cruciaux : la sécurité routière, les nuisances sonores, et la sauvegarde du patrimoine.
À Villeneuve-lès-Avignon, sécurité routière et nuisances : un appel à l’action avant les municipales
L’association a adressé une lettre ouverte le 4 février 2026 aux deux candidates : Pascale Bories, l’actuelle maire et chef de file de la liste « Villeneuve Avance », et Anne Daniel, candidate de « Parce que j’aime Villeneuve ». Cette démarche s’inscrit dans un contexte plus large, celui de la révision du Schéma de cohérence territoriale (SCoT) du bassin d’Avignon. Le SCoT, approuvé en janvier 2026 après enquête publique, a pourtant révélé des insuffisances concernants la protection des centres historiques et la gestion des nuisances sonores.
L’urgence de préserver le centre historique
L’association République Chartreuse a dressé un bilan préoccupant de la situation actuelle dans des rues emblématiques comme Fabrigoule et Montolivet. Les vitesses de circulation y atteignent des sommets inacceptables, dépassant souvent les 40 km/h dans des zones limitées à 20 km/h. L’absence d’aménagements adaptés favorise un climat d’insécurité ressentie par les riverains et renforce la nécessité d’un plan d’aménagement solide. Parmi les nombreux défis à relever, le trafic de transit et les livraisons hors créneaux réglementaires sont également pointés du doigt.
Des nuisances sonores inquiétantes pour la santé publique
Les niveaux sonores mesurés en façade atteignent des seuils alarmants, allant de 68 à 72 dB(A). Ces chiffres dépassent largement les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, qui préconise un maximum de 55 dB(A) durant la journée. Les conséquences sanitaires sont nombreuses : troubles du sommeil, stress et hypertension sont souvent observés chez les habitants, rendant cette problématique fondamentale pour leur qualité de vie.
Patrimoine : le danger d’une dégradation accélérée
République Chartreuse met également en lumière un autre aspect : le bâti ancien souffre d’un manque de sensibilisation et de régulations adéquates. Les risques de dégradation des façades, en particulier celles en bordure des voies de circulation, sont croissants, tout comme les conflits d’usage entre véhicules et piétons. L’association appelle donc à des mesures de protection plus strictes.
Les candidates face à leurs promesses : quatre questions clés posées à la maire sortante
Dans le cadre de cette interpellation, plusieurs questions précises ont été formulées à l’encontre de Pascale Bories. Il s’agit notamment de son engagement vis-à-vis de l’aménagement des zones de rencontre et des choix des matériaux utilisés pour les revêtements de voirie. Par ailleurs, Bories devra justifier ses actions au sein du Syndicat mixte du SCoT pour garantir un cadre réglementaire qui préserve le patrimoine communal.
Des engagements indispensables pour le mandat 2026-2032
Enfin, l’association réclame des engagements clairs des deux candidates sur plusieurs points cruciaux. Un audit complet du centre historique devra être initié dans les six mois suivant l’élection. De plus, un plan d’aménagement visant à réduire la vitesse à moins de 20 km/h est en tête de leurs priorités. Une étude acoustique indépendante et une révision du Plan local d’urbanisme (PLU) sont également sur la liste des demandes, afin d’assurer une revitalisation effective du centre et un suivi transparent des actions entreprises.
Pour en savoir plus sur ces enjeux dans la commune, vous pouvez consulter l’article complet ici.