Conflit de voisinage à Rochefort-du-Gard : les nuisances de la boîte de nuit O’Bali en question
Le quotidien des habitants de Rochefort-du-Gard est mis à rude épreuve par la réouverture de la boîte de nuit O’Bali, qui a relancé les tensions entre riverains et gérants depuis fin août 2025. Au cœur de cette polémique, Jaumet Nguyen et sa famille, voisins directs, dénoncent des nuisances sonores mettant à mal leur qualité de vie.
À Rochefort-du-Gard, les répercussions des nuisances sonores de la boîte de nuit O’Bali
L’affaire O’Bali fait la une des préoccupations des Rochefortais. Située dans une zone industrielle sur l’allée des Issards et rouvrant ses portes à la fin des travaux, la boîte de nuit attire un public jeune chaque weekend. Toutefois, les festivités se transforment en véritable calvaire pour certains résidents, comme Jaumet Nguyen, qui évoque une expérience nocturne insoutenable en raison des basses fréquences résonnant dans son logement.
La voisine, qui vit à proximité depuis 12 ans, révèle un véritable SOS adressé à la mairie. En effet, elle a déposé près de vingt plaintes pour nuisances sonores. « Les murs tremblent et mes enfants souffrent de migraines, » déclare-t-elle, ajoutant que son aîné a même dû être hospitalisé à cause de l’insomnie provoquée par ces bruits nocturnes. Elle demande que la situation revienne à la normale, c’est-à-dire à une ambiance de bar dansant, plus raisonnable.
Nuisances sonores : un impact sur la santé et la valeur des biens
Au-delà des troubles nocturnes, Jaumet Nguyen souligne les répercussions financières de cette situation. « Chacune de nos maisons a perdu 100 000 euros de valeur, » révèle-t-elle, faisant allusion aux conséquences dévastatrices sur le patrimoine familial. Selon les rapports, la boîte de nuit ne doit pas dépasser 98 décibels, alors que des mesures effectuées par la résidente évoquent 70 décibels, perçus comme insupportables.
L’inquiétude des habitants est légitime, d’autant plus que le gérant de la boîte, qui se dit prêt à collaborer avec les voisins, semble confronté à un dilemme. Bien qu’il ait investi dans des travaux d’insonorisation, les plaintes persistent, et sa volonté de maintenir un dialogue n’est pas toujours appréciée par les riverains.
Réactions des autorités locales face aux tensions
Face à cette situation délicate, le maire de Rochefort-du-Gard, Rémy Bachevalier, a affirmé que la commune prend cette affaire au sérieux. Il se dit sensible aux plaintes de Jaumet et précise avoir proposé de réaliser un sondage auprès des habitants afin d’évaluer l’ampleur des nuisances subi. « Nous restons à l’écoute et, si des dépassements sont constatés, nous agirons, » a-t-il déclaré, tout en promettant une vigilance accrue lors des horaires de fermeture.
Malgré ces tentatives d’apaisement, le dialogue entre les parties reste compliqué. Un rendez-vous avec un conciliateur n’a pas réussi à résoudre le conflit, et les tensions pourraient être tranchées dans un futur procès si aucune solution amiable n’est trouvée.
Au final, l’avenir de la boîte de nuit O’Bali et la qualité de vie des résidents de Rochefort-du-Gard dépendront des choix qui seront faits dans les semaines à venir. Les nuits de fête de certains risquent de continuer à entraver le sommeil paisible de leurs voisins, un équilibre délicat à restaurer pour le bien de tous.
Pour plus d’informations, découvrez les détails de l’affaire ici.