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Frédéric Lafforgue, maire de Castelnau-le-Lez, réagit à son titre de « Pire bétonneur 2025 », qualifiant l’initiative de ses détracteurs de « manœuvre militante ».

Par Hugo Clement - 5 Mar 2026, 21:55

L’association Non au béton a récemment mis en lumière les inquiétudes liées à l’urbanisation galopante de la métropole de Montpellier. Dans une cérémonie humoristique, elle a remis son prix parodique du « Pire bétonneur 2025 », visant à critiquer l’impact des politiques d’urbanisme sur la qualité de vie des habitants.

À Montpellier, le titre de « Pire bétonneur 2025 » décerné à Frédéric Lafforgue

La cérémonie, qui s’est tenue au restaurant Ma première cantine le 5 mars, a suscité à la fois indignation et amusement parmi les participants. Ce prix, décerné par l’association Non au béton, a pour objectif de dénoncer les élus dont les décisions urbanistiques sont jugées néfastes pour l’environnement et la qualité de l’air. Cinq maires de la métropole étaient en lice, dont le maire de Montpellier, Michaël Delafosse.

Alain Berthet, porte-parole de l’association, a précisé que l’idée du prix est née durant les discussions autour du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). Il souhaitait ainsi donner aux habitants l’opportunité de s’exprimer sur la gestion urbaine de leur ville. Après un vote où plus de 1 000 personnes se sont exprimées, le lauréat, Frédéric Lafforgue, a remporté la palme en étant le plus souvent cité parmi les candidatures.

Participation citoyenne : un vote contesté

Bien que la participation ait été jugée satisfaisante, avec 1 007 votes affichés par un huissier, le panel des votants soulève des questionnements. En effet, selon Alain Berthet, environ 1 500 sympathisants de l’association résident majoritairement à Montpellier, ce qui pose la question de la représentativité des résultats. Pour pallier ce biais démographique, un coefficient modérateur a été appliqué, en faveur des maires des communes moins urbanisées.

Les résultats sont sans appel : Frédéric Lafforgue, maire de Castelnau-le-Lez, totalise 70,5 % des votes sur le podium, suivi de près par Michaël Delafosse (63,65 %) et Cyril Meunier de Lattes (52,23 %). Ce classement met en exergue les tensions croissantes autour de la question de l’urbanisme, non seulement à Castelnau-le-Lez, mais aussi dans l’ensemble de la métropole.

Frédéric Lafforgue riposte : un « prix militant »

En réaction à ce prix, Frédéric Lafforgue a exprimé sa désapprobation. Pour lui, être maire implique de faire des choix difficiles tournés vers le développement de la ville. Dans un communiqué, il a mentionné que la distinction ne représente qu’une initiative militante de ses opposants, difficile à prise au sérieux. « Je préfère être un maire qui agit plutôt qu’un maire qui bloque tout », a-t-il déclaré, faisant ainsi référence aux critiques engendrées par la construction de nouveaux logements.

Le porte-parole de l’association a précisé qu’il avait été contacté par Julien Miro, un candidat à la mairie, pour donner son avis sur l’urbanisation à Castelnau-le-Lez, mais qu’il n’agissait pas au nom de l’association. Cette clarification souligne les enjeux politiques autour des débats d’urbanisme, où opportunisme et véritable préoccupation pour l’environnement se heurtent souvent.

Pour plus de détails sur l’événement et les déclarations de Frédéric Lafforgue, consultez l’article complet ici.

En somme, cette remise de prix humoristique met en lumière des enjeux sérieux d’urbanisme à Montpellier et dans ses communes voisines, tout en soulignant la nécessité d’un dialogue constructif entre élus et citoyens pour préserver la qualité de vie dans cette métropole en pleine expansion.