Le Gard, terre d’engagement et de solidarité, a récemment été le théâtre d’une réunion cruciale au sein de l’association grisbi, qui rassemble les acteurs économiques de la région. Cet événement, tenu à Codolet, a mis en lumière un sujet brûlant : les violences faites aux femmes. Un thème qui résonne particulièrement à l’approche de la Journée internationale des droits des femmes.
À Codolet, Grisbi mobilise contre les violences faites aux femmes
Une réunion impactante pour sensibiliser sur un sujet préoccupant
Le jeudi dernier, l’association Grisbi a tenu une plénière où la question des violences faites aux femmes était à l’ordre du jour. Florent Robert, le président de l’association, a ouvert le dialogue en affirmant que « tous sont concernés » par ce fléau sociétal. Pour guider les discussions, Margot Vaquié, cheffe de service à l’association Riposte, a dressé un tableau alarmant des signaux d’alerte visibles au sein des entreprises.
D’après les éléments communiqués par Vaquié, l’isolement, l’anxiété ou les blessures récurrentes avec des justifications floues sont autant d’indicateurs qu’une personne pourrait être victime de violence. Cela souligne l’importance d’une écoute attentive et d’un soutien bienveillant au sein du milieu professionnel. « Il est essentiel de rester en posture prudente et respectueuse, » a-t-elle conseillé, avant de rappeler que des solutions concrètes existent, telles que le 3919, numéro d’écoute pour les victimes.
Agir dans les entreprises : sensibilisation et formation
Au-delà de la prise de conscience, Riposte a proposé d’intervenir directement dans les entreprises pour former les équipes. Ce type d’initiative a pour but d’encourager une culture de vigilance, fondamentale pour détecter et aider les personnes vulnérables. Parmi les suggestions, afficher des ressources d’information dans les toilettes pour femmes ou désigner des référents salariés formés à ces problématiques.
« Cette question ne concerne pas uniquement la sphère privée, elle nous concerne tous, » a martelé Margot Vaquié, insistant sur le rôle préventif que peuvent jouer également les collègues de travail.
Des actions concrètes et un témoignage poignant
Lors de cette plénière, le pilier solidarité de Grisbi a également remis des kits de literie à l’association Riposte, destinés aux victimes de violences conjugales récemment relogées. Ces dons, en partenariat avec l’entreprise Espace literie, apportent un soutien matériel essentiel à environ vingt femmes chaque année.
La réunion s’est clôturée par le témoignage poignant de Delphine Martinez, membre du conseil d’administration de Grisbi et elle-même ancienne victime de violences conjugales. Son récit, empreint d’émotion, a révélé à l’assistance que « la vie est possible après les violences, » soulignant la nécessité de ne jamais perdre espoir.
Les statistiques, pourtant troublantes, renforcent l’urgence d’agir : en 2025, il a été comptabilisé 164 féminicides en France, et dans le Gard, 1 740 personnes ont été victimes de violences conjugales cette même année.
L’initiative de Grisbi est donc non seulement nécessaire, mais vitale pour susciter une prise de conscience collective et prévenir la violence à l’égard des femmes dans notre société. Comme le souligne l’agent général AXA de Bagnols, Yannick Jódar, même les contrats d’assurance habitation intègrent désormais des mesures de soutien pour les victimes de violences conjugales. Ces petites avancées contribuent à un changement plus large et significatif.
Pour en savoir plus sur cet événement et l’engagement de l’association Grisbi, consultez l’article complet ici.