À LA UNE DU 15 AVR 2026

Rassemblement devant la préfecture du Gard : quel en était l’objet ?

Par Hugo Clément - 15 Avr 2026, 18:42

Nîmes : Mobilisation des enseignants pour défendre une élève menacée d’expulsion

Les rues de Nîmes, sous un soleil printanier, deviennent le théâtre d’une mobilisation significative. Le 15 avril 2026, plusieurs professeurs et membres de la communauté éducative se sont réunis devant la préfecture du Gard pour soutenir Saïda Karim, une lycéenne azerbaïdjanaise, face à une décision préfectorale qui met en péril son avenir et celui de sa famille.

À Nîmes, la communauté éducative se mobilise pour soutenir Saïda Karim

La situation de Saïda, âgée de 16 ans et scolarisée au lycée Alphonse Daudet, a suscité une vive inquiétude parmi ses enseignants. Insolite, cette mobilisation a été organisée pour dénoncer le refus de la préfecture d’accorder un titre de séjour à Saïda et à sa famille. Cette décision entraîne une obligation de quitter le territoire français pour sa mère, mise sous OQTF (obligation de quitter le territoire français) depuis le 12 février 2026.

Les enseignants, unis dans leur lutte, avaient déjà tenté d’intervenir en mars sans obtenir de résultats concrets. Aujourd’hui, ils souhaitent faire entendre leur voix et celles de leurs élèves. « Nous condamnons cette décision arbitraire », a affirmé Olivia Garcia, l’une des enseignantes présentes. Pour eux, il est essentiel que Saïda puisse poursuivre ses études dans un environnement sécurisant.

Une centaine de personnes se rassemblent devant la préfecture

Face à la gravité de la situation, environ 100 personnes se sont rassemblées pour exprimer leur soutien à Saïda et à sa famille. Ce mouvement, bien que local, a pris une ampleur significative au sein de la cité romaine. Les revendications étaient claires : « Non à la précarité, pour étudier, faut des papiers ! », scandaient les manifestants dans une ambiance à la fois émotive et déterminée.

Saïda, visiblement touchée par ce soutien, a exprimé sa gratitude : « Tous ces gens pour me soutenir, je ne m’attendais pas à ça… J’ai pleuré, mais c’était de la joie. » Cette solidarité exemplaire témoigne d’un ancrage profond de la communauté dans la protection du droit à l’éducation.

Un avenir incertain pour Saïda et sa famille

La jeune élève de section Abibac se retrouve face à un choix déchirant : abandonner ses études ou se soumettre à une expulsion qu’elle juge inacceptable. Le collectif qui la soutient ne compte pas s’arrêter là. Des actions judiciaires pourraient être envisagées pour contester cette décision. Dans ses rêves d’avenir, Saïda aspire à devenir médecin, un parcours compromis par cette situation.

La mobilisation des enseignants, alliant préoccupations éducatives et engagées, souligne l’importance de l’accès à l’éducation pour tous. Selon les éléments communiqués par le collectif, l’objectif principal reste d’amener le préfet à reconsidérer sa décision et à accorder un titre de séjour à la famille, afin qu’ils puissent continuer leur vie en France.

Pour suivre les derniers développements de cette affaire, consultez cette source.

La suite de cette histoire se dessine sous l’œil attentif des Nîmois, témoignant de la solidarité qui se tisse au cœur même de la cité romaine en faveur de l’éducation et des droits des migrants.