À LA UNE DU 16 AVR 2026

Parents suspects de maltraitance en Lot-et-Garonne : un nourrisson de deux mois découvre des fractures au fémur et à la clavicule.

Par Hugo Clément - 16 Avr 2026, 09:41

Un drame se dessine à Monségur, une commune du Lot-et-Garonne. Deux parents sont de nouveau sous le feu des projecteurs après qu’un nourrisson de deux mois ait été hospitalisé avec des blessures graves, entraînant des accusations de maltraitance. Ce jeudi 16 avril, leur avenir se joue devant le parquet d’Agen.

Maltraitance à Monségur : un nourrisson de deux mois en danger

Les faits rapportés sont alarmants. Un examen médical pratiqué sur une petite fille, âgée de seulement deux mois, a révélé des fractures au fémur et à la clavicule, ainsi qu’une série d’hématomes sur l’ensemble de son corps. Ces blessures, constatées par un médecin légiste, ont éveillé des soupçons de maltraitance. L’enfant avait été amenée au Pôle santé du Villeneuvois par son père, alors qu’elle souffrait d’une blessure au bras. Face à l’état de santé inquiétant de la nourrisson, le personnel soignant a réagi promptement en émettant un signalement auprès du procureur de la République d’Agen, entraînant une enquête judiciaire.

Depuis l’incident, le nourrisson a été transporté à l’hôpital Pellegrin de Bordeaux pour des examens complémentaires, alors que les gendarmes des brigades de recherche de Villeneuve-sur-Lot et de Monflanquin prennent en charge l’enquête. Cette affaire a suscité des interrogations chez les habitants de Monségur, réfléchissant à la sécurité des enfants dans leur communauté.

Des témoignages accablants et des soupçons grandissants

Les parents, placés en garde à vue, ont initialement contesté leur responsabilité dans les blessures infligées à leur enfant. Ils affirment avoir découvert les lésions au réveil de la petite. Cependant, leur version des faits a depuis évolué vers des accusations mutuelles, augmentant la complexité de cette affaire. La mère, née en 2000, a soutenu qu’elle avait causé la fracture de la clavicule du nourrisson en s’occupant de lui, tandis que le père, âgé de 36 ans, mêlait son récit aux accusations en affirmant être responsable de la fracture du fémur.

Ces allégations, qui pourraient être contrées par les conclusions médicales, pointent vers des blessures qui ne semblent pas résulter d’accidents fortuits. En effet, le rapport du médecin légiste pourrait jouer un rôle décisif dans cette enquête, mettant à jour la réelle nature de ces méfaits.

Vers une justice pour le nourrisson : le rôle du parquet d’Agen

Cet événement tragique, qui préoccupe la communauté de Monségur, doit maintenant être examiné de près par les autorités judiciaires. Ce matin, les parents doivent être déférés devant le parquet d’Agen pour fournir des explications supplémentaires sur ces accusations de maltraitance. La suite de la procédure dépendra de la décision du magistrat de permanence qui pourrait signaler des mesures préventives à l’égard de la nourrisson, notamment des placements.

Cette affaire soulève des questions profondes sur la protection de l’enfance et la responsabilité des parents. À Monségur, de nombreux citoyens se mobilisent pour réfléchir à des solutions de prévention contre de tels drames. Alors que l’enquête se poursuit, il est essentiel de rester attentif à la situation du nourrisson et à la possibilité que d’autres enfants soient en danger. D’après les éléments communiqués par la Dépêche du Midi, les conséquences pour les parents pourraient être graves.