À LA UNE DU 11 MAI 2026

Les agriculteurs du Lot-et-Garonne dénoncent les services de l’État : faut-il frapper à la porte pour être écoutés ?

Par - 10 Mai 2026, 08:41

La tension monte dans le Lot-et-Garonne à l’approche de la clôture des déclarations pour la politique agricole commune (PAC). Les syndicats agricoles locaux, tels que la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) et les Jeunes agriculteurs (JA 47), expriment leur inquiétude face à l’inefficacité présumée des services de l’État. Cette situation pourrait avoir des répercussions significatives sur l’avenir des exploitations agricoles du département.

À Agen, la tension monte autour des déclarations PAC

Les déclarations PAC sont essentielles pour le soutien financier des agriculteurs européens. Chaque exploitant doit remplir un dossier administratif pour bénéficier d’aides cruciales. Cependant, les syndicats du Lot-et-Garonne jugent cette procédure problématique cette année. Les agriculteurs dénoncent une communication difficile avec la Direction départementale des territoires (DDT). Selon eux, les lignes téléphoniques de la DDT sont saturées, rendant toute demande d’assistance pratiquement impossible.

« À quelques jours de l’échéance, fixée au 18 mai, nous avons du mal à obtenir des réponses à des questions essentielles », déclarent la FDSEA et les JA 47. Cette situation critique soulève des préoccupations quant à la capacité des agriculteurs à finaliser leurs déclarations dans les délais impartis.

Un soutien nécessaire face à des aléas croissants

Les exploitants agricoles doivent également jongler avec divers défis, agrandissant leur charge mentale déjà pesante. Entre la gestion des cultures, les aléas climatiques imprévisibles et les dégâts causés par des ravageurs comme les sangliers, la situation devient de plus en plus insoutenable. Les syndicats font part de leur frustration face à une administration qui, selon eux, ne répond pas aux attentes dans un moment aussi crucial.

D’après les éléments communiqués par les syndicats, il est vital que les services de l’État soient à l’écoute des agriculteurs et qu’ils apportent un soutien solide et accessible. Sinon, les conséquences pourraient s’avérer désastreuses pour de nombreuses exploitations.

Appel à un service public mieux adapté

Face à ce climat de tension, la FDSEA et les JA 47 appellent à des améliorations urgentes au sein de la DDT. Ils demandent un service plus accessible et adapté aux besoins réels des agriculteurs locaux. « Si la situation ne s’améliore pas, des exploitations entières risquent de se retrouver en grande difficulté », avertissent-ils, soulignant l’urgence de la situation.

Dans un communiqué, les syndicats interpellent le directeur de la DDT, s’interrogeant sur la nécessité de s’en prendre aux outils numériques pour être entendus : « Faut-il s’en prendre à votre portail pour être entendu ? », une question qui souligne le désarroi des agriculteurs face aux obstacles administratifs.

La situation actuelle des agriculteurs du Lot-et-Garonne est donc critique, et les syndicats ont appelé à une mobilisation collective afin de garantir que chacun puisse bénéficier des aides nécessaires pour la survie de leurs exploitations. Pour de plus amples informations sur les défis auxquels sont confrontés les agriculteurs dans le département, vous pouvez consulter les détails de cette affaire ici.

Ainsi, alors que le deadline approche, le temps presse pour que des solutions soient trouvées afin de garantir un avenir plus serein pour l’agriculture dans le Lot-et-Garonne.