Dans le cadre de son rapport, la Chambre régionale des comptes de l’Occitanie a récemment mis en lumière une dynamique surprenante au sein de la communauté de communes Cévennes Gangeoises et Suménoises. Entre 2019 et 2024, cette région a connu une baisse de sa population de 3,2%, mais une augmentation notable des effectifs communautaires de 20%. Une situation qui soulève des questions sur les défis socio-économiques auxquels cette collectivité est confrontée.
À Cévennes Gangeoises, une hausse des effectifs malgré une baisse de population
L’évolution démographique au sein de la communauté de communes Cévennes Gangeoises et Suménoises n’est pas sans intrigue. Bien que la population ait diminué, le nombre d’équivalents temps pleins a augmenté pour atteindre 127. Ce constat, tiré d’une étude de la CRC, reflète une réponse aux attentes croissantes en matière de services essentiels. En effet, ce territoire, qui se divise entre neuf communes héraultaises et quatre gardoises, fait face à une communauté vieillissante, souvent exposée à des risques socio-économiques.
La CRC observe que les besoins en services comme la petite enfance, la santé et l’accompagnement des personnes âgées restent prégnants. Le maintien d’une offre adéquate dans ces domaines exige un nombre croissant de recrutements. Ces derniers s’inscrivent dans une stratégie de gestion visant à renforcer les services offerts aux habitants, une nécessité face à un contexte économique délicat.
Les défis économiques et sociaux : un enjeu majeur pour le territoire
Les éléments publiés par la CRC mettent en exergue un taux de chômage supérieur à celui de la France métropolitaine et des revenus des ménages faibles. Ce tableau souligne l’importance d’interventions ciblées pour soutenir les populations vulnérables. Avec des charges de personnel communautaire en hausse de 34% depuis 2019, la part des charges de gestion consacrée aux ressources humaines atteint désormais 53,3%.
Cette augmentation des coûts est en partie liée à des mesures nationales de revalorisation salariale, mais aussi à des choix de gestion locale. En effet, comme le révèle le média source, la demande pour des services de qualité est en constante augmentation, rendant nécessaire la mise en place de ressources humaines adaptées.
Vers une nécessaire mutualisation des moyens
Cependant, la CRC souligne une stagnation dans l’optimisation des ressources. Une résistance à une plus forte mutualisation des moyens avec les communes membres entrave le développement d’un schéma coordonné pour mieux répondre aux défis contemporains. Malgré une opportunité d’élargir ses compétences dans des domaines stratégiques tels que l’eau et l’assainissement, la communauté de communes n’a pas encore initié ces démarches.
Face à cette situation, la chambre formule plusieurs recommandations. Il est essentiel de structurer la répartition des fonctions par groupe et responsabilité, d’encourager l’évaluation professionnelle et de délibérer sur la mise en œuvre d’un complément indemnitaire annuel pour les agents. Comme le souligne le rapport, des décisions stratégiques s’imposent pour garantir la pérennité de ce territoire.
En conclusion, la communauté de communes Cévennes Gangeoises et Suménoises représente un microcosme des défis matériels et humains auxquels sont confrontées de nombreuses régions en France. L’augmentation des effectifs, bien que paradoxale en regard de la diminution de la population, s’inscrit dans une logique de réponse à des besoins fondamentaux. Choisir de développer des offres de services tout en mutualisant les moyens semble être la voie à suivre pour un avenir serein. Pour plus de détails, n’hésitez pas à consulter l’article complet ici.