À LA UNE DU 21 MAI 2026

Montpellier : L’intelligence artificielle révolutionne les professions juridiques

Par Hugo Clement - 21 Mai 2026, 14:30

À Montpellier, l’intelligence artificielle redéfinit le paysage juridique

À Montpellier, l’IA transforme les pratiques juridiques lors de la troisième édition du LID

Mercredi dernier, la Halle de l’Innovation à Montpellier a été le théâtre de la troisième édition du Village de la Legaltech, connu sous le nom de LID (Legaltech, Innovation et Droit). Organisé par l’Incubateur du Barreau de Montpellier, cet événement a réuni divers acteurs du secteur juridique — avocats, juristes, étudiants et start-up — autour d’une thématique centrale : comment l’intelligence artificielle (IA) révolutionne le droit.

Le LID a permis de disséquer les transformations engendrées par l’IA dans le milieu juridique, offrant une plateforme pour des conférences, des ateliers et des démonstrations pratiques de nouveaux outils. Les participants ont exploré des solutions allant de l’automatisation de tâches répétitives à l’utilisation d’assistants conversationnels pour les recherches juridiques. Ces innovations soulèvent des enjeux à la fois technologiques et déontologiques qui méritent d’être examinés.

Les nouvelles technologies au service des avocats à Montpellier

Selon Lyoma Kogiso, président de l’Incubateur du Barreau de Montpellier, l’évolution due à l’IA est incontournable. Il souligne que « les professions du droit vont être totalement bouleversées » par ces avancées technologiques. Dans les cabinets d’avocats, l’introduction de l’IA vise principalement à automatiser les tâches répétitives et à optimiser le temps de recherche et de rédaction. Cette transformation n’efface pourtant pas la nécessité d’un contrôle humain constant. Kogiso insiste sur l’importance de maintenir l’humain au centre des processus décisionnels, déclarant que « l’homme doit être acteur dans ce que fait l’IA ».

D’après les éléments communiqués lors de l’événement, les outils d’intelligence artificielle ont déjà prouvé leur efficacité, permettant aux avocats d’accomplir en un temps record des tâches qui auparavant demandaient des heures voire des jours. Jules Touzet, CEO de Haiku, a partagé un exemple frappant de son produit, qui analyse d’énormes volumes de documents juridiques en un temps réduit. Selon lui, l’adoption de ces solutions est devenue une question de compétitivité sur le marché.

Défis éthiques et place de l’humain dans le monde juridique

L’essor de l’IA dans le secteur juridique suscite également des interrogations éthiques. Mathilde Lefroy, avocate au cabinet Lexiatem, exprime son engagement à tester divers modèles d’IA tout en restant vigilante aux questions de déontologie. Elle affirme que, bien que les outils d’IA puissent offrir un précieux soutien, notamment pour les recherches jurisprudentielles, ils ne doivent pas remplacer le jugement humain.

« C’est une transformation comme Internet l’a été, mais peut-être encore plus », souligne Lefroy. Elle appelle à une réflexion sur le rôle de l’humain dans les décisions juridiques, car l’intégration de l’IA pourrait potentiellement changer les méthodes de travail et les attentes des clients face à la rapidité et la sécurité des services juridiques.

Les ramifications de cette évolution vont bien au-delà des simples gains de productivité. La montée de l’IA dans le domaine juridique appel à redéfinir non seulement les méthodes de travail, mais aussi la formation des juristes et l’organisation future des cabinets. Les professionnels du droit se doivent d’anticiper ces changements afin de rester pertinents et compétitifs sur un marché en pleine mutation.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter l’article complet publié par le Tout Lyon.