Le site de l’usine Uccoar à Carcassonne, emblématique du secteur agroalimentaire, va définitivement fermer ses portes le 1er novembre 2026. Cette annonce a été confirmée lors des dernières négociations entre la direction d’InVivo, propriétaire du site, et les syndicats. Cette décision affectera directement 45 salariés, qui seront licenciés.
Fermeture de l’usine Uccoar : un coup dur pour Carcassonne et ses salariés
La fermeture définitive de l’usine d’embouteillage Uccoar à Carcassonne entraîne des conséquences dramatiques pour les employés et l’économie locale. Prévu pour novembre 2026, ce retrait du marché a été précipité par des considérations économiques, notamment des coûts d’exploitation jugés trop élevés. Les salariés, en grève depuis le 17 juin, ont pourtant réussi à obtenir certains avantages lors des dernières discussions avec la direction.
Des avancées obtenues par les salariés malgré la fermeture
Les représentants des syndicats ont fait part de leur satisfaction quant à l’allongement des congés de reclassement. Les jeunes de moins de 50 ans bénéficieront de 15 mois, tandis que ceux âgés de 50 à 55 ans auront 18 mois, et plus de 55 ans, 24 mois. Cette mesure vise à faciliter la réinsertion des employés dans le monde du travail. De plus, une prime supralégale sera versée, bien que le montant final soit inférieur à ce qui avait été initialement demandé par les syndicats.
Le délégué de Force Ouvrière (FO) a reconnu que la grève a permis d’obtenir ces avancées, mais cela ne compense pas la perte d’emploi pour ces travailleurs. Aucun plan concret de reclassement local n’a été élaboré, car les postes vacants proposés par InVivo sont principalement situés dans d’autres régions, rendant la mobilité presque impossible pour la plupart des salariés.
Les raisons stratégiques derrière la fermeture de l’usine
La direction a évoqué plusieurs facteurs contribuant à cette décision. Parmi eux, le manque de rentabilité enregistré au cours des dernières années. Carcassonne connaît des difficultés spécifiques liées à l’éloignement des autres sites du groupe, notamment celui de Béziers, qui génère des coûts de transport élevés. De plus, l’usine était la seule en France à produire des boissons à 0 degré, une activité énergivore. La combinaison de ces éléments a poussé InVivo à acter la fermeture du site.
Réactions des collectivités et soutien aux travailleurs
La municipalité de Carcassonne n’a pas réagi rapidement à cette situation. Le groupe d’opposition Carcassonne Unie a déposé une motion de soutien lors du dernier conseil municipal, appelant à davantage de solidarité envers les travailleurs affectés par ce qu’ils considèrent comme « un drame humain ». D’après les éléments communiqués, certains élus sont restés silencieux face à une fermeture qui affecte profondément la communauté locale.
Les dispositifs d’accompagnement pour les salariés licenciés semblent limités, et la municipalité n’a pas pris d’initiatives significatives pour soutenir ces ouvriers. Les travailleurs espèrent encore des réponses concrètes et un soutien local dans leur processus de reclassement.
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La fermeture de l’usine Uccoar soulève des questions sur le dynamisme économique de Carcassonne, mettant en lumière la nécessité de stratégies d’accompagnement pour les travailleurs qui se retrouvent sur le carreau.