Cette année, la ville de Cahors a été le théâtre de découvertes archéologiques remarquables qui éclairent davantage l’histoire romaine de la région. En plein cœur de la cité cadurcienne, des fouilles menées par Guillaume Clamens, archéologue pour la cellule archéologique du Département du Lot, ont mis au jour une maison luxueuse datant de l’époque romaine, offrant un nouvel aperçu de la ville antique appelée Divona.
Fouilles archéologiques à Cahors : révélations sur Divona
La campagne de fouilles archéologiques programmées à Cahors s’étale sur trois ans, et celle de cette année constitue la deuxième étape. L’an dernier, une première enquête géoradar avait permis de détecter des structures anciennes dans le sous-sol, confirmées par des sondages en 2024. Ce projet, initié avec l’accord du propriétaire du site, vise à mieux comprendre l’urbanisme et la morphologie de la ville à l’époque romaine.
Au cours des trois semaines de travaux réalisés fin juin et début juillet, une superficie de 500 m² a été fouillée. Les archéologues ont eu la surprise de découvrir une maison d’une grande superficie, avec de nombreuses pièces et des éléments architecturaux sophistiqués, indiquant probablement un statuts élevé de son ancien propriétaire. Selon Guillaume Clamens, il s’agit d’une « personnalité politique ou financière », compte tenu des dimensions imposantes de l’atrium et des matériaux de construction de qualité.
Une maison romaine aux caractéristiques impressionnantes
L’atrium de cette maison, mesurant 200 m², est caractérisé par un bassin d’agrément et des mosaïques somptueuses. Les fouilles ont également mis en lumière des pièces secondaires, dont certaines montrent des signes de richesse, comme des mosaïques et des marbres. À côté de l’atrium, une pièce de réception a été découverte, accentuant l’importance sociale et économique de son occupant.
L’architecture en elle-même offre une vision de la sophistication de la vie à Divona, avec des traces de façades ornées d’éléments architecturaux généralement réservés aux bâtiments publics. Cette découverte renforce l’idée que Cahors était un lieu important dans l’Empire romain, avec des infrastructures dignes d’un centre urbain majeur.
Perspectives et enjeux de la recherche
Le chantier de cette année, tout en étant porteur de nouveautés, a également permis de former des étudiants de l’Université de Toulouse. Environ neuf étudiants ont pu participer aux fouilles, sous la direction des archéologues de la cellule archéologique. Ce troisième volet de fouilles se poursuivra en 2025 avec pour but d’approfondir la compréhension des niveaux d’occupation et des réaménagements de cette maison au fil du temps.
Comme le souligne Guillaume Clamens, ces découvertes sont rares et précieuses pour la compréhension de la ville antique. Une modélisation en 3D de la maison est également envisagée pour partager ces connaissances auprès du grand public.
Les fouilles de Cahors témoignent d’une vitalité historique pour le territoire lotois, et leur prolongement sur plusieurs années va sans doute enrichir non seulement la connaissance académique mais également contribuer à l’attractivité de la ville. Des publications scientifiques, ainsi que des conférences, suivront ces travaux, permettant un partage élargi des résultats.
En conclusion, alors que les chercheurs achèvent cette saison de fouilles, leur attention se tournera rapidement vers d’autres chantiers à venir, notamment sur le secteur de la route de Toulouse. Ce dernier projet, en lien avec le réaménagement du ruisseau du Bartassec, promet d’apporter encore plus de lumière sur le passé antique de Cahors et la dynamique de son développement au fil des siècles, marquant ainsi un enrichissement continu du patrimoine local. Plus d’informations sur ces découvertes sont disponibles dans un article complet ici.