À LA UNE DU 20 JUIL 2026

Nîmes honore les « Justes » de France lors d’une cérémonie émouvante

Par Hugo Clement - 19 Juil 2026, 14:40

Lors de la Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites, la ville de Nîmes a rendu hommage ce dimanche 19 juillet à celles et ceux qui ont bravé le danger pour sauver des vies. Cette célébration, marquée par des discours poignants et des souvenirs historiques, témoigne de l’importance de préserver la mémoire collective dans le Gard.

À Nîmes, un hommage vibrant aux « justes » de France

L’édition de cette année a eu lieu devant la stèle dédiée aux justes au 1 bis, rue du Général-Leclerc, dans une atmosphère empreinte de respect et de réflexion. Des représentants du gouvernement, des associations et des citoyens se sont réunis pour ne pas oublier ceux qui ont sacrifié leur sécurité pour protéger des Juifs lors de la Seconde Guerre mondiale. Le sous-préfet Félix Bouchard a souligné l’importance du devoir de mémoire évoquant l’appel du Président Emmanuel Macron en faveur de la valorisation des gestes de bravoure.

Un appel à la reconnaissance des héros silencieux

Dans son discours, Félix Bouchard a rappelé l’importance de mettre en lumière le parcours des justes, ces héros souvent oubliés. « La France n’a pas fini de compter ses justes ; beaucoup sont restés inconnus », a-t-il déclaré. Cette réflexion trouve un écho particulièrement poignant dans le Gard, où de nombreux lieux témoignent de ces actes de courage. L’hommage rendu ce jour-là est non seulement une célébration, mais aussi un appel à ce que chaque quartier se souvienne des héros du passé pour inspirer les générations présentes et futures.

Un rappel des atrocités de la guerre à travers des lieux chargés d’histoire

David Stroper, président du Collectif Histoire et Mémoire, a enrichi cet hommage en rappelant des événements tragiques de l’histoire locale. Il a évoqué le Canto Cigalo, un bâtiment de la SNCF situé au 1, avenue Général-Leclerc, où des Juifs furent rassemblés avant d’être déportés. Ce lieu, symbole des horreurs de la guerre, reste ancré dans la mémoire des Nîmois. « À quelques pas de là se dressent les arches de la gare, témoins des sacrifices de la résistance et de gestes humanitaires », a-t-il ajouté, évoquant le geste des Éclaireurs israélites qui avaient tenté de soutenir les déportés par des actes de compassion.

L’école Talabot, rejoignant ce parcours de mémoire, rappelle que des jeunes ont également été réquisitionnés dans le cadre du service du travail obligatoire, un autre aspect sombre de cette période. Les récits de ces lieux, et leur commémoration, sont essentiels pour la communauté gardoise, rappelant l’importance de la solidarité et de l’humanité dans des moments de noirceur historique.

Une cérémonie empreinte d’émotion et de respect

La cérémonie s’est clôturée par des rites symboliques, tels que la Sonnerie aux morts et la Marseillaise, suivis du dépôt de gerbes par des représentants des institutions locales. Cet acte final a permis de rassembler les participants dans une atmosphère de recueillement et de respect, renforçant le message que rendre hommage aux justes est crucial, non seulement pour se souvenir des atrocités, mais aussi pour promouvoir des valeurs de tolérance et d’humanité.

La Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites, comme le note selon les informations publiées, est un moment essentiel pour la ville de Nîmes et pour le Gard dans son ensemble, un rappel que l’histoire, même douloureuse, doit être transmise, reconnue et respectée. Par ces hommages, Nîmes renforce son engagement à ne pas oublier et à continuer à bâtir un avenir basé sur le respect et la mémoire.