À LA UNE DU 23 JUIL 2026

Menaces contre le maire d’Alès : il promet de ne pas céder face à la pression

Par Hugo Clement - 23 Juil 2026, 00:00

Une situation alarmante frappe Alès, alors que le maire Christophe Rivenq a récemment été exfiltré pour des raisons de sécurité suite à des menaces de mort. Les événements, survenus dans la nuit du 21 juillet, soulèvent des questions cruciales sur la sécurité des élus locaux et les enjeux liés au narcotrafic dans la région.

Alès : Menaces de Mort et Exfiltration du Maire Christophe Rivenq

Cette semaine, les habitants d’Alès ont été témoins d’une réalité préoccupante lorsque leur maire, Christophe Rivenq, a été exfiltré par le Raid après des menaces graves qui pèsent sur lui. En effet, des balles de 9 mm ont été retrouvées dans sa boîte aux lettres, accompagnées de tags menaçants sur sa propriété. Ces actes de violence ne sont pas des premières pour l’élu, qui fait face à une pression impressionnante. D’après les informations rapportées par plusieurs médias locaux, cette situation est très difficile à vivre pour lui et sa famille.

Un Dispositif de Protection Renforcé

En raison du contexte inquiétant, un dispositif de sécurité renforcé a été mis en place pour assurer la protection de Christophe Rivenq. Le ministre de l’Intérieur a décidé d’envoyer une unité de la CRS 84 à Alès et de placer le maire sous protection. Malgré cela, Rivenq a manifesté son refus de cette protection, soulignant son désir de retourner rapidement chez lui, tout en reconnaissant la nécessité de ces mesures.

« Cette protection m’est imposée, mais j’espère rapidement pouvoir rentrer chez moi », a déclaré le maire, ajoutant qu’il ne souhaitait pas devenir le porte-parole d’une lutte contre le narcotrafic. Cette réticence soulève des questions sur son engagement et les implications de sa fonction à la tête de la municipalité dans une ville touchée par des violences liées au trafic de drogue.

Des Liens avec la DZ Mafia et un Soutien Élargi

Les menaces dont Rivenq fait l’objet seraient liées à la « DZ Mafia », un groupe soupçonné d’être à l’origine de plusieurs actes criminels dans la région. Des déclarations enregistrées par des membres de ce groupe, diffusées par des chaines d’information, affirment qu’ils ne sont en aucun cas responsables de ces menaces. Ces tensions mettent en lumière un climat de peur qui entoure les élus et la société civile, exacerbée par des organisations criminelles.

Des soutiens se sont également manifestés, comme celui d’Amine Kessaci, adjoint au maire de Marseille. Lui-même sous protection policière pour ses activités antinarcotrafic, il a contacté Rivenq pour lui apporter son soutien, affirmant que « jamais la République ne doit trembler face aux narcotrafiquants ». Ce soutien est crucial, car il rappelle que le phénomène du narcotrafic transcende les frontières locales et nationalise la violence.

Un Engament pour l’Avenir d’Alès

Christophe Rivenq reste déterminé à ne pas se laisser intimider par ces menaces. « Je ne lâcherai pas », a-t-il affirmé avec force. Son engagement envers la ville d’Alès et ses habitants pourrait marquer un tournant dans la lutte contre le narcotrafic dans la région, mais cela nécessite des échanges constructifs entre les instances politiques et les forces de l’ordre.

Les récents événements mettent en lumière l’importance de la sécurité publique et la nécessité d’un accompagnement renforcé pour les élus en première ligne dans la lutte contre la criminalité. La vigilance et la solidarité des citoyens rejoignent ici une exigence sociétale de protection des valeurs républicaines. Pour suivre cette affaire de près, consultez les détails complets dans l’article de Yahoo News ici.