À LA UNE DU 23 JUIL 2026

Le directeur de la police du Gard fait le point sur la lutte anti-narcotrafic

Par Hugo Clement - 23 Juil 2026, 22:45

Une série d’initiatives sont en cours à Alès pour lutter contre un narcotrafic de plus en plus préoccupant. Alors que des menaces pesaient récemment sur le maire, Christophe Rivenq, la police nationale du Gard, dirigée par Jean-Philippe Nahon, intensifie ses opérations pour neutraliser les points de deal dans la ville.

Alès : lutte renforcée contre le narcotrafic et hausse des interpellations

Dans un contexte de tension croissante autour de la sécurité, Alès, une commune du Gard, fait face à une augmentation alarmante de l’activité de narcotrafic. La police nationale renforce sa présence, avec une hausse de 70 % des interpellations sur les points de deal durant les six premiers mois de l’année. Ces mesures visent à perturber le fonctionnement de ces réseaux de manière significative.

Un contexte de criminalité croissante

Depuis le début de l’année, la police a mené près de 272 interpellations sur les rues alésiennes, explorant des stratégies actives pour dissuader clients et revendeurs. Jean-Philippe Nahon souligne que les unités de force mobile ont déjà été déployées à 46 reprises, avec un renforcement, notamment par la CRS 84, suite à des menaces récentes. Au cœur d’Alès, la police s’est engagée dans une “occupation quotidienne” pour harceler les dealers.

Des réseaux externes prennent le relais

L’expulsion des trafiquants locaux a ouvert la voie à la pénétration de la DZ Mafia, qui a déjà commencé à exploiter les points de deal de la ville, tels que Rochebelle et Prés-Saint-Jean. Ces nouveaux acteurs ont des ressources et une organisation de taille, car ils viennent de grandes villes comme Nîmes et Marseille. D’après les autorités, les profits potentiels des points de deal peuvent atteindre jusqu’à 25 000 euros par jour. Cette réalité soulève des questions sur la nécessité de redoubler d’efforts pour contrer ce phénomène.

Des stratégies d’intervention renouvelées

Pour s’adapter aux nouvelles menaces, la police nationale ne se repose pas sur ses lauriers. Des officiers de police judiciaire devraient renforcer les unités du Gard au 1er septembre. Selon les responsables, ces efforts incluent non seulement l’augmentation des effectifs, mais aussi l’évolution des techniques d’enquête et de surveillance. La nécessité d’interventions nocturnes se fait également sentir, car une partie importante du trafic se déroule après la tombée de la nuit.

Le combat contre le narcotrafic à Alès est loin d’être un défi simple. Avec l’arrivée de réseaux extérieurs, la lutte se complexifie. Néanmoins, les efforts déployés par la police nationale offrent aux habitants l’espoir d’un retour à un environnement plus sécurisé. Les dernières statistiques et les interventions renforcées témoignent d’une volonté affichée de reprendre le contrôle des rues. Pour un bilan plus détaillé de ces actions, vous pouvez consulter ce rapport.

La situation d’Alès est à la croisée des chemins : les autorités prennent la mesure des enjeux, et la communauté espère un apaisement durable de la criminalité. Reste à voir comment cette dynamique évoluera dans les mois à venir.