Jamal Aharram, agent immobilier basé à Gaillac, met en avant une stratégie innovante pour attirer l’attention dans un marché immobilier en pleine évolution. Avec l’objectif ambitieux d’atteindre cinq millions de vues cumulées d’ici la fin de l’année 2026, il utilise des vidéos ludiques pour séduire une clientèle variée, y compris des acheteurs anglo-saxons. Cette approche lui permet de générer 80% de mandats exclusifs, malgré un contexte économique marqué par des taux d’intérêt élevés.
À Gaillac, Jamal Aharram révolutionne l’immobilier avec des vidéos ludiques
Dans un secteur où la concurrence est intense, Jamal Aharram se démarque par une méthode atypique. Il propose des vidéos captivantes où il invite les spectateurs à estimer la valeur de certains biens. Des scénarios tels qu’une maison abandonnée ou un moulin en réflexion amusent son audience tout en créant un lien tangible avec le marché immobilier local. "Pour atteindre un tel chiffre, il me faudrait dépenser 10 000 euros par mois en publicité, et encore, je ne suis pas sûr d’obtenir ces résultats", déclare-t-il.
Sur le plan des ventes, ces vidéos ont un impact mesurable : environ 90 000 personnes ont participé à ses jeux d’estimation. Jamal est réaliste ; il admet que la simple vue ne garantit pas de conversions, cependant il tire profit de cette visibilité, qui se traduit par une augmentation des mandats offerts, majoritairement en exclusivité.
Impact sur le marché immobilier local
Jamal révèle que cette démarche a des retombées concrètes. "Nous avons introduit un pack de rénovation énergétique qui séduit de nombreux cadres en télétravail à la recherche d’un cadre de vie agréable dans le Sud", explique-t-il. La demande pour des biens situés dans l’hypercentre de Gaillac est en plein essor, avec un intérêt accru pour les propriétés entre 200 000 et 300 000 euros. Malgré les défis posés par les taux d’intérêt élevés, il reste confiant quant à l’avenir du marché.
Cependant, il souligne également l’importance de gérer les attentes des vendeurs. "Il m’est arrivé de refuser un mandat, car le prix demandé était irréaliste. Je ne rends service à personne dans ce cas", expose-t-il. Ce pragmatisme est essentiel dans le climat économique actuel, où une évaluation juste des biens est cruciale pour conclure des ventes.
Un retour des acheteurs anglo-saxons à Gaillac
La ville de Gaillac connaît un retour marqué des investisseurs anglo-saxons, portée par l’attrait de sa qualité de vie. Jamal note qu’un grand nombre de biens attirent cette clientèle, désireuse de s’implanter dans un cadre agréable tout en évitant la gestion d’espaces trop vastes, comme des jardins de plus de 1 000 m². "Être en périphérie nécessite souvent d’utiliser la voiture, ce qui est désavantageux", précise-t-il.
Les tendances observées montrent une activité soutenue durant le printemps, bien que l’été puisse représenter une période plus creuse. La conjoncture reste dynamique, notamment grâce à l’axe Albi-Toulouse qui constitue un vecteur fort de développement pour la région.
Ainsi, Jamal Aharram, avec sa vision non conventionnelle, prouve que l’innovation peut porter ses fruits même dans des périodes économiquement difficiles. Son engagement sur les réseaux sociaux, associé à une approche réelle et humaine du métier, pourrait bien redéfinir les normes dans l’immobilier à Gaillac, faisant du lien entre performance digitale et résultats concrets un exemple à suivre.
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