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Montpellier : l’affiche anti-incivilités de la mairie retirée après polémique

Par Hugo Clement - 8 Août 2026, 18:55

Agde, connue pour son littoral attractif, est au cœur d’une polémique après la diffusion d’une affiche controversée contre les incivilités sur les plages. L’affiche, lancée fin juillet, présente une image jugée stigmatisante par des associations et des élus. Au cœur du débat ? Un message clair : « Ta chicha et ta musique, on n’en veut pas ! Nos vacances, tu les respectes ! ».

Affiche polémique à Agde : Les incivilités sur les plages en question

Cette campagne de sensibilisation, diffusée dans le magazine municipal, a suscité des réactions vives sur les réseaux sociaux et parmi les acteurs locaux. Son visuel représente trois jeunes hommes autour d’un narguilé, accompagné d’une enceinte Bluetooth, et évoque les comportements jugés inacceptables sur les plages d’Agde. Mais la manière de le faire soulève des interrogations. Des groupes comme SOS Racisme et des élus d’opposition affirment que cette représentation crée un climat stigmatisant, notamment en insistant sur des différences de comportement axées sur l’apparence.

Les critiques fusent : entre prévention et stigmatisation

Les opposants à cette campagne déplorent en particulier l’affrontement linguistique sous-jacent entre « nos » et « tu », se demandant de qui il s’agit réellement. Dominique Sopo, président de SOS Racisme, questionne l’arrière-plan racial de cette communication, soulignant qu’elle semble désigner un groupe en particulier, plutôt que de s’en tenir à des comportements spécifiques. Les critiques ne visent donc pas seulement l’existence d’une réglementation, mais aussi la manière dont elle est exprimée dans l’espace public.

Ce visuel mise avant tout sur l’application des règles : les contrevenants risquent une amende allant jusqu’à 150 euros. Mais nombreux sont ceux qui estiment que le message véhiculé contribue à une division injuste entre les vacanciers.

Une réglementation déjà en place pour pacifier les plages

La mairie d’Agde se défend en arguant qu’elle souhaite avant tout préserver la tranquillité de ses plages pendant la période estivale. Un arrêté municipal, déjà en vigueur depuis le 2 juillet, interdit les narguilés et les nuisances sonores en raison de l’afflux touristique. Cette campagne visait donc à rappeler les règles existantes, qui avaient déjà été mises en place pour répondre à des incidents de troubles à la tranquillité publique. À l’origine, une mesure similaire remontait à 2014, sous une autre municipalité, pour désamorcer les tensions sur la plage.

Cependant, ce contexte ne suffit pas à apaiser les critiques locales. La mise en œuvre de sanctions à travers une communication jugée maladroite a mis en lumière un défi constant pour les institutions : comment imposer des règles sans qu’elles ne soient perçues comme discriminatoires ?

Retrait de l’affiche et maintien de la réglementation

Face à la montée des critiques, la municipalité a décidé de retirer l’affiche. Toutefois, l’arrêté interdisant les chichas et les nuisances sonores reste actif. Ce cas met en évidence la complexité à laquelle les collectivités font face, notamment en période de forte fréquentation. Les décisions municipales doivent concilier la nécessité de maintenir l’ordre public tout en étant responsables dans leur communication.

À Agde, le retrait de l’affiche n’achève pas le débat sur la lutte contre les incivilités estivales. Au contraire, cela rappelle l’importance d’un dialogue constructif entre les élus, les résidents et les vacanciers. La prévention reposant sur un équilibre délicat devient essentielle pour assurer le respect des règles et favoriser un rassemblement harmonieux sur les plages.

Pour plus d’informations sur cette polémique, consultez l’article publié sur le site Epoch Times.