À LA UNE DU 18 AOûT 2026

À Lézignan-Corbières, le marché hebdomadaire innove pour attirer les visiteurs

Par Hugo Clement - 18 Août 2026, 13:45

Le marché hebdomadaire de Lézignan-Corbières, ancré à son emplacement depuis le 21 août 1793, connaît une période de bouleversements qui interpelle commerçants et consommateurs. Comme beaucoup de marchés de plein air, celui-ci peine à s’adapter aux nouvelles dynamiques de consommation, entraînant une diminution de la fréquentation et de l’offre.

À Lézignan-Corbières, le marché hebdomadaire face à des défis croissants

Chaque mercredi matin, le cours Lapeyrouse et la République s’animent avec des étals de textiles et d’accessoires. Cependant, les commerçants s’accordent à dire que les visiteurs se font de plus en plus rares. « Il y a beaucoup moins de passage », déplore une marchande de vêtements, rappelant des temps où le marché était envahi par la foule.

La relocalisation du marché alimentaire en 2019, sous la halle de la place Cabrié, a bouleversé l’équilibre. « Un marché dynamique mélange l’alimentaire et le non-alimentaire », affirment plusieurs stallholders. Les visiteurs cherchent des fruits et légumes, mais se retrouvent souvent déconcertés par la séparation des produits. Les commerçants plaident pour un retour à un agencement plus traditionnel.

Les enjeux d’un marché mixte pour attirer les consommateurs

La crise actuelle soulève plusieurs questions. Si certains, comme Marie, une marchande de textiles, définissent le marché comme un « mélange des genres et des gens », d’autres insistèrent sur le besoin de diversifier l’offre présentée. « Aujourd’hui, le cours Lapeyrouse n’a plus que de la fringue. Il faudrait plus d’unité et de diversité dans les stands », indique un couple de clients réguliers.

Les transformations physiques du marché, comme les travaux de réfection, ont aggravé le problème. Les commerçants notent une forte baisse de la place disponible pour s’installer, rendant l’expérience moins conviviale. « Auparavant, le marché s’étendait presque jusqu’à Lidl. Maintenant, c’est de pire en pire », partage un vendeur, inquiet de l’avenir du marché.

L’impact des changements sur les commerçants alimentaires

Pour les marchands alimentaires, la ségrégation semble également préjudiciable. « Le marché a perdu beaucoup de son chiffre d’affaires », confie un marchand de plats préparés. D’après certains, la séparation n’a pas joué en faveur de l’attractivité. « Le cœur d’un marché, c’est son mélange », soutient une vendeuse de fruits et légumes, qui préfère rester sur son nouvel emplacement.

Pourtant, les avis divergent parmi les commerces alimentaires. Certains reconnaissent que la nouvelle disposition leur a permis d’être mieux identifiés, tandis que d’autres catastrophent devant un marché moins vivant. Un Lézignanais de longue date se souvient : « On appréciait se rencontrer, discuter avec les producteurs locaux. Le marché avait une âme, désormais il semble dispersé. »

L’enjeu est clair : rétablir l’attractivité du marché semainier tout en conservant son identité. Le nouveau mandat de l’élue en charge de l’attractivité économique, Pauline Vilchez, inclut des initiatives pour « mieux valoriser les producteurs locaux ». Cette évolution pourrait faire renaître l’ancien esprit du marché qui a tant marqué les habitants de Lézignan-Corbières.

Alors que les commerçants expriment leur désespoir face à une fréquentation en baisse, la municipalité doit trouver des solutions adaptées pour raviver le lien social et économique que le marché a toujours représenté pour la communauté. C’est désormais à la Ville de répondre à cette attente de renouveau tout en préservant la richesse de son histoire.

Pour plus de détails sur cette situation, vous pouvez consulter l’article complet selon les informations publiées.