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Vingt victimes en Lozère : un escroc multi-récidiviste écroué

Par Hugo Clement - 3 Mar 2026, 23:47

Le tribunal correctionnel de Mende a récemment jugé un trentenaire originaire du Gard, condamné à une peine de dix-sept mois de prison ferme pour une série d’escroqueries. Sa carrière criminelle s’est accélérée en Lozère, où il a été identifié comme l’auteur de vingt faits d’escroquerie, illustrant un phénomène préoccupant qui impacte la sécurité des résidents locaux.

Une escroquerie en série qui agite la Lozère

Ce trentenaire, né à Nîmes, a fait l’objet de plusieurs comparutions devant la justice, avec une intensification de ses activités criminelles au cours de l’année écoulée. Lors d’une audience tenue le 3 mars 2026, des juges de Mende l’ont confronté à ses actes, notamment à la suite de trois nouvelles infractions. Parmi les victimes, un homme de 74 ans de Marvejols est particulièrement représentatif du mode opératoire de l’escroc.

Il avait tenté de vendre son véhicule, une Opel Corsa, pour 900 €. Cependant, l’individu, accompagné de sa famille, a réussi à le persuader de lui céder le véhicule sans respecter la promesse de paiement. La voiture a ensuite été vendue à d’autres personnes avant qu’une enquête ne permette à la victime de retrouver son bien. Un plus grand dialogue autour de la sécurité et de la prévention des arnaques sur des plateformes comme leboncoin est désormais nécessaire pour protéger les vendeurs dans la région.

Des méthodes plutôt audacieuses

Les faits d’escroquerie ne se limitent pas qu’à des véhicules : il a aussi ciblé des appareils électroniques. Le 17 février 2026, une jeune maman de Mende a été leurrée par une annonce pour un iPhone 16. C’est sous prétexte d’un virement que l’escroc a réussi à la convaincre, laissant la victime profondément affectée par cette expérience. Ce type d’escroquerie, ciblant des personnes vulnérables, soulève la question de la responsabilité des plateformes de vente en ligne et de leur capacité à filtrer les annonces frauduleuses.

Une réponse judiciaire proportionnée

Lors du procès, le procureur, Valéry Morron, a insisté sur la nécessité d’une peine ferme pour dissuader la récidive. Bien que l’avocate de la défense ait plaidé pour un aménagement de peine en raison de la présence éventuelle d’un travail et d’un logement à Ispagnac, les magistrats ont suivi la réquisition du parquet sans accorder l’interdiction du territoire lozérien. La décision a été prise dans un contexte où l’insécurité croissante liée aux escroqueries demande des réponses adaptées pour protéger les citoyens. D’après les éléments communiqués, il est urgent de mener des campagnes de sensibilisation sur la sécurité des transactions.

Pour ce trentenaire, qui a précédemment été condamné à dix mois de prison avec sursis, ce dernier jugement signifiera une incarcération prolongée. Il devra répondre de ses actes sur le long terme, et le tribunal espère ainsi que cette mesure permettra non seulement de limiter la récidive, mais aussi d’engager un réel travail sur son comportement. Les questions soulevées par son retour devant les juges éclairent le besoin d’une approche sociétale pour comprendre et traiter les motivations de tels comportements criminels.

Ce constat a attiré l’attention sur la nécessité d’une plus grande vigilance au sein de la population afin d’éradiquer ce phénomène d’escroquerie qui s’insinue dans le quotidien des Lozériens. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les détails de l’affaire ici.