À LA UNE DU 25 AVR 2026

Réflexion sur la peur quotidienne des femmes : un collectif organise une marche blanche contre les violences, suite au double féminicide au Portugal

Par - 25 Avr 2026, 07:22

Ce dimanche 26 avril 2026, la ville de Villefranche-de-Rouergue sera le théâtre d’un événement marquant : une marche blanche contre les violences faites aux femmes. Organisée par le collectif À nous toutes 12, cette initiative vise à sensibiliser le public aux féminicides et à apporter un soutien aux victimes. Adèle Jabot, membre et porte-parole du collectif, nous explique les raisons de cette mobilisation.

À Villefranche-de-Rouergue, la marche blanche pour dire stop aux féminicides

Une tragédie a suscité cette mobilisation : le double féminicide d’Angela Legobien-Cadillac et Audrey Cavalié. L’émotion est palpable dans tout le département, et le collectif À nous toutes 12 a décidé d’agir. Selon Adèle Jabot, l’initiative a été enrichie par un profond respect pour les familles des victimes. « Nous ne souhaitions pas intervenir sans leur consentement. Bien qu’elles aient souhaité garder leur nom secret, elles soutiennent pleinement notre démarche », précise-t-elle.

Cette marche ne se limite pas à rendre hommage aux victimes. Son objectif est de rappeler que de nombreuses femmes souffrent de violences, souvent dans le silence et l’isolement. Le collectif a donc choisi d’élargir son propos. « Il y a trop de féminicides », déclare Jabot, soulignant que la violence à l’égard des femmes est une réalité à combattre d’urgence.

Un collectif né d’une nécessité sociale

Le processus de création de ce collectif a été impulsé par le besoin urgent de structurer une réponse collective à cette problématique. Composé principalement de femmes, il réunit un noyau de dix personnes qui ont pris l’initiative de rassembler d’autres citoyennes autour de cette cause. « Nous souhaitons créer un espace d’écoute, où chaque femme pourra se sentir soutenue et entendue », indique Jabot.

À la question de l’origine géographique des participantes, elle répond : « Nous ne demandons pas d’où elles viennent. Ce qui nous intéresse, c’est de bâtir un moment d’écoute pour toutes ces femmes qui se sentent seules dans leur souffrance. » Cette approche apolitique vise à rassembler des personnes de tous horizons créant ainsi une communauté solidaire.

Réflexion sur l’éducation et la prévention

Un des messages centraux des organisatrices est d’attirer l’attention sur l’importance de l’éducation dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Selon Jabot, il est crucial d’inculquer dès l’enfance le respect de l’autre et l’égalité des sexes. Elle insiste sur le fait que « l’éducation et le soutien des parents » sont des éléments fondamentaux dans cette lutte.

Cependant, elle souligne également que des décisions politiques doivent être prises pour renforcer la protection des victimes. « On constate que les dispositifs actuels sont insuffisants », déplore-t-elle. « Il nous faut un travail sérieux sur l’écoute des victimes et un renforcement des mesures judiciaires et de protection. »

En somme, la marche blanche de Villefranche-de-Rouergue n’est pas simplement une réponse à un drame isolé. Elle constitue une invitation à réfléchir ensemble sur les enjeux de société, à rompre le silence et à se mobiliser pour un changement durable. Les femmes qui souhaitent participer seront en tête de cortège, tandis que les hommes sont appelés à les soutenir tout en restant en retrait.

Vous pouvez suivre le développement de la marche et ses répercussions dans les médias locaux, comme le révèle le média source Centre Presse Aveyron.

L’événement promet de rassembler des voix pour une cause urgente et nécessaire, dans l’espoir de contribuer à un avenir plus sûr pour toutes les femmes.