La Feria de Pentecôte à Nîmes, un événement emblématique et très attendu, est au cœur d’une vive polémique cette année. En effet, environ 40 professionnels du secteur de la restauration se sont réunis ce mercredi pour contester les nouvelles réglementations imposées par la municipalité concernant la musique amplifiée et les comptoirs extérieurs. Le maire Vincent Bouget fait face à une fronde inattendue à deux semaines de cet événement festif.
À Nîmes, les restaurateurs s’opposent à l’interdiction de la musique amplifiée lors de la Feria
Nouvelles restrictions : une surprise pour les professionnels
Le maire de Nîmes, Vincent Bouget, a récemment annoncé des mesures qui limitent la musique amplifiée à 60 décibels durant les heures de la Feria, spécifiquement de 11h à 14h et de 18h à 21h. En plus de cette limitation sonore, plusieurs demandes d’extensions de comptoirs ont été refusées, mettant ainsi en péril les activités de nombreux bars et bodegas. « Nous avons été pris de court, avec des DJs et des marchandises déjà engagés », s’insurge Frédéric Sanchez, secrétaire général de l’UMIH 30, lors de la réunion au Bar Le Victor Hugo.
Une demande de concertation dans l’urgence
Face à l’inquiétude grandissante, l’UMIH 30 (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) a rapidement mobilisé ses membres. Lors de la rencontre, les gérants ont exprimé le désir de voir les mesures révisées. Le syndicat souhaite faire pressure sur le maire pour qu’il revienne sur ses décisions. Une lettre sera envoyée à la municipalité où ils demandent une dérogation temporaire pour pouvoir maintenir un niveau sonore de 80 décibels, afin de préserver l’ambiance festive de la Feria. « On ne demande pas de revenir en arrière, mais plutôt d’adapter ces restrictions », précise Corentin Carpentier, délégué des cafés à l’UMIH.
Anxiété économique : la Feria est vitale
Pour plusieurs cafetiers, la Feria représente non seulement une fête, mais aussi une bouée de sauvetage économique. Plusieurs gérants ont exprimé leurs craintes d’une éventuelle liquidation judiciaire si les mesures actuelles perdurent. « Sans la Feria, je ne sais pas comment je vais faire face aux arriérés de l’hiver », confie un restaurateur désillusionné. L’UMIH, avec le soutien de la CCI du Gard, cherche à défendre ces intérêts tout en préservant un dialogue constructif avec la mairie. « Nous ne voulons pas créer de tension, mais il est essentiel que nos voix soient entendues », insiste Nicolas Delprat, vice-président à la CCI.
La période précédant la Feria est cruciale pour de nombreux établissements qui comptent sur les bénéfices générés durant cet événement pour passer les mois d’été et de rentrée. Les discussions en cours entre la municipalité et les représentants de l’UMIH pourraient influencer l’expérience festive tant attendue par les Nîmois et les visiteurs.
Les jours qui précèdent la Feria de Pentecôte s’annoncent donc déterminants. En espérant une résolution rapide, les acteurs de la restauration de Nîmes gardent un œil attentif sur les nouvelles décisions municipale. Dans un climat où la fête s’accompagne de tensions, l’enjeu est de taille : préserver l’esprit de la Feria tout en respectant les préoccupations de la communauté.
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