À LA UNE DU 14 MAI 2026

Dans l’Hérault, la préfecture lance une grande campagne de régulation face à la prolifération des lapins et aux ravages causés dans les cultures.

Par Hugo Clement - 14 Mai 2026, 19:50

Face à une invasion de lapins qui menace les cultures, l’Hérault intensifie ses actions de régulation

À Béziers, l’Hérault lutte contre la prolifération des lapins pour protéger les cultures

La prolifération des lapins de garenne dans l’Est de l’Hérault représente un défi grandissant pour les agriculteurs locaux. La préfecture a décidé de prendre les choses en main en renforçant les opérations de régulation dans plusieurs communes touchées par ces nuisibles. Ces mesures visent à limiter les dégâts significatifs causés aux cultures, aux infrastructures et à la biodiversité de la région.

Des cultures dévastées : une situation alarmante pour les agriculteurs

À Béziers et dans ses environs, les agriculteurs expriment leur désarroi face à l’ampleur de la situation. Les vignes, les cultures maraîchères et les vergers sont particulièrement touchés, avec des pertes de récoltes qui atteignent des sommets. D’après les informations publiées par Chasse Passion, le nombre de lapins a explosé, et les exploitants constatent des parcelles entièrement ravagées par ces rongeurs.

Les terriers creusés par les lapins fragilisent également les talus, rendant difficile l’entretien des routes et des voies ferrées. Avec le nombre de lapins atteignant parfois des centaines à la tombée de la nuit, la nécessité d’une réponse urgente se fait ressentir. Les agriculteurs appellent donc à des mesures plus fermes pour protéger leurs exploitations.

Une intervention renforcée : les actions coordonnées par la préfecture

Face à cette situation critique, la préfecture de l’Hérault agit pour mettre en place des mesures de régulation. Plusieurs arrêtés administratifs ont été approuvés pour permettre des interventions ciblées dans les zones les plus touchées. Selon les éléments communiqués, ces opérations sont menées par des lieutenants de louveterie, assistés des chasseurs locaux, et peuvent se dérouler aussi bien de jour que de nuit.

Les méthodes déployées incluent le tir de régulation, le furetage et le piégeage. Ces actions visent avant tout à réduire la population de lapins afin de protéger les cultures et de restaurer l’équilibre écologique. Toutefois, la question de l’efficacité de ces mesures reste posée, notamment face à l’ampleur de la problématique.

Les agriculteurs exigent plus de soutien face à la situation

Malgré ces interventions, les agriculteurs soulignent que les actions entreprises ne sont pas suffisantes pour juguler la prolifération des lapins. Le président de la FDSEA de l’Hérault a fait part de son inquiétude, estimant que la situation devient « hors de contrôle » dans plusieurs secteurs. Ce constat a relancé le débat sur les méthodes de régulation et la nécessité d’augmenter les ressources allouées à ce problème.

Les représentants du secteur agricole rappellent également l’importance des prédateurs naturels, tels que le renard, dans le contrôle des populations de lapins. Dans cette optique, des discussions sont en cours pour envisager des solutions intégrées qui pourraient inclure le soutien aux prédateurs naturels.

Alors que les opérations de régulation s’intensifient, les agriculteurs de l’Hérault espèrent une amélioration concrète de la situation d’ici le début des prochaines récoltes. Pour en savoir plus sur les actions mises en place, rendez-vous sur Chasse Passion.