À LA UNE DU 19 MAI 2026

Aveyron : Le sort de l’ancien site de la SAM en question, un député réclame une réunion face aux préoccupations croissantes.

Par Hugo Clement - 19 Mai 2026, 07:25

À Viviez, l’avenir incertain de l’ancienne fonderie SAM inquiète la population

La ville de Viviez, au cœur du bassin decazevillois en Aveyron, semble se heurter à un mur de désillusion concernant l’avenir de l’ancienne fonderie SAM. Cette usine, qui jouait un rôle crucial dans l’économie locale, a fermé ses portes en août 2022, laissant derrière elle un vide immense et de nombreuses questions sans réponse.

Un passé industriel riche mais tourmenté

La fonderie SAM, ou Société Aveyronnaise de Métallurgie, a connu un parcours industriel tumultueux. Employant jusqu’à 350 salariés, elle était le principal fournisseur de Renault. Cependant, le déclin de l’entreprise a été abrupt; rachetée en 2017 par le groupe chinois Jinjiang, elle a été mise en redressement judiciaire deux ans plus tard avant de subir une liquidation totale fin 2021. Cette fermeture, perçue comme une trahison tant par les employés que par la population locale, a engendré un sentiment de désespoir. Comme le souligne le député aveyronnais Laurent Alexandre, l’inactivité sur le site a été vécue par beaucoup comme un « coup de poignard dans le dos. »

Des promesses sans actes concrets

Après la liquidation de la fonderie, la Région Occitanie avait racheté le site dans l’espoir de lui offrir une seconde vie. Cependant, deux ans après, l’absence d’activité industrielle suscite une forte inquiétude. « Plusieurs repreneurs potentiels ont été évoqués, mais rien de tangible n’a émergé », déclare Laurent Alexandre. Les annonces sans suite alimentent « une certaine défiance » au sein de la population. Face à cette inertie, l’élu réclame une réunion rapide des acteurs politiques et institutionnels pour étudier les possibilités de redynamisation industrielle du site.

Les critiques se tournent également vers le constructeur automobile Renault, qui a semblé abandonner l’usine malgré son importance stratégique pour l’industrie française. Le député rappelle que cette fonderie faisait partie d’un secteur clé, avec des ouvriers hautement qualifiés et engagés. L’absence de mesures concrètes pour relancer l’activité a frôlé le cynisme.

Un appel à la réindustrialisation réfléchie

Face à cette situation, Laurent Alexandre exprime son souhait de relancer une stratégie de réindustrialisation équilibrée, en tenant compte des compétences locales. Pour lui, il est impératif qu’une telle stratégie soit coordonnée à l’échelle nationale tout en impliquant les acteurs locaux. Sa conviction demeure : « Il reste une volonté partagée de relancer une activité sur le site de la SAM. »

Les prochaines semaines seront cruciales pour examiner les options qui s’offrent à Viviez. Les habitants et anciens salariés de la fonderie continuent d’espérer qu’un projet concret verra le jour. Comme ils l’ont montré lors de l’occupation de l’usine pendant 154 jours, le désir de préserver l’identité industrielle et économique du territoire demeure fort.

Pour plus d’informations, consultez l’article complet ici.

Viviez attend des réponses et des engagements des responsables politiques pour anticiper l’avenir de ce site emblématique, et retrouver l’espoir dans un avenir industriel durable.